‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 162 sur 670 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

D'autres petites afifaîres.

C'étoit jour de oalende ■ , et nombre de confrères Dévoient dîner chez loi. Voulez-vous doublement

ITobUgerPdit-UàlabeUe; Aooommodez diez vous ce poisson promptement,

Puis l'apportez incontinent :

Ma servante est un peu nouvelle.

Anne court; et voilà les prêtres arrivés. Grandbruit, grande cohue ; en cave on se transporte :

Aucuns des vins sont approuvés;

Cliacun en raisonne à sa sorte.

On met sur table, et le doyen Prend place, en saluant toute la compagnie. Raconter leurs propos seroit chose inûnie;

Puis le lecteur s'en doute bien.

Oli permuta cent fois, sans permuter pas une. Sautes y Dieu sait combien ! cliacun à sa chacune But en faisant de l'œil : nul scandale. On ser\'it Potages , menus mets , et même jusqu'au fruit , Sans que le brocliel vint; tout le dîner s'achève Sans brochet, pas un brin. GuiUot , sachant ce don, L'avoit fait rétracter pour plus d'une raison. Légère de brochet la troupe enfin se lève. Qui fut bien étonné ? qu'on le juge. II alla

Dire ceci , dire cela ,

A madame Anne , le jour même , L'appela cent fois sotte; et, dans sa rage extrême, Lui pensa reprocher l'aventure du bam.

Traiter votre curé , dit-il , comme un coquin ! Pour qui nous prenez-vous ? Pasteurs , sont- ce ca-

Alors, par droit de représailles, [nailles?

Anne (ht au prêtre outragé.

Autant vaut l'avoir vu que de l'avoir mangé.

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