‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 217 sur 670 · L'EUNUQUE, ACTE III, SCÈNE L · texte numérisé non relu

L'EUNUQUE, ACTE III, SCÈNE L

VARMENOJi.

Je le sais.

CHÉRéS.

Parmenon, dis-le-moi.

PARMENOK.

Chez Thaïs.

Comme ils venoient d'entrer, je vous ai vu paroltre; C'esl un don que lui ùât le rival de mon maître.

CUÉ&ÉE.

Il doit être puissant.

PARMBNON.

Plus en bruit qu'en effet.

CHÉRÉB.

Qu'il m'en Casse un pareil, j'en serai satisfait.

PARMENON.

On vous croit sans jurer.

CUÉRÉB.

Mais qu'en pense Phédrie?

Je n'y vois point pour lui sujet de raillerie.

PARMENON.

Qui sanroitson présent, le plaindroit beaucoup plus.

GHERÉE.

Quel présent?

PARMENON.

Un vieillard impuissant et perclus, Sans esprit , sans vigueur, sans barbe , sans perruque , Un spectre , un songe , un rien , pour tout dire un eu- Dont encore il prétend , contre toute raison , [nuque , Pouvoir contrecarrer le présent de Thrason. Si Ton nous laisse entrer, je veux perdre la vie.

CHÉRÉE.

S'il est aussi reçu , qu'il me donne d'envie !

PARMENON.

Vous préservent les dieux d'un heur pareil au sienl Ce seroit pour Pamphile un mauvais entretien.

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