‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 216 sur 670 · L'EUNUQUE, ACTE II, SGËNE IV · texte numérisé non relu

L'EUNUQUE, ACTE II, SGËNE IV

CHÉRÉB.

Aassi ne saaroit-il avoir Famé charmée

Des traits d'une beaaié plus digoe d'être aimée.

PARMBIfON.

Peotrétre.

CBÊKÉE.

Eadoutes-ta?

PAEHENON.

C'est uo trop long discours.

Vous aimez?

CHÉRÉB.

A tel point , que si d'un prompt secours...

PABMENON.

Tout beau, demeurons là, iie marchons pas si vite: Où prétendez- vous donc ce soir aller au gite ?

CHBEBB.

Hélaal a^il se pouvoit, chez l'aimable beauté.

Certes, pour un malade il n'est point dégoûté.

CHéRÉB.

Ta ris, et je me meurs.

PARMBNON.

Mais encor, quel remède Faudroit-il apporter au mal qui vous possède ?

CHÉRÉB.

De ce mot de remède en vain tu m'entretiens, Si par tes prompts efforts bientôt je ne l'obtiens. Tu m'as dit tant de fois : Essayez mon adresse; Votre âge le permet, aimez, fûtes maîtresse. J'aime, j'en ai fait une : achève, et montre-moi Que mon cœur se pouvoit engager sur ta foi.

PARMBNON.

Je l'ai dit en riant, et sans croire votre ame, Pour un discours en l'air, susceptible de flamme.

CHBRÉB.

Qu'il ait été promis ou de bon , ou par jeu , Si tes soins, Parmenon, ne me livrent dans peu Cette même beauté qui captive mon ame , Je ne voisqne la mort pour terminer ma flanmie.

PARMBNON.

Dépeignez-la-moi donc.

CHÉRéE.

Elle est jeune, en l)on point*.

PARMBNON.

Celui qui la menoil ?

CHÉRÉB.

Je ne le connois point.

PARMENON.

Le nom d'elle?

CB&IÉB.

Aussi peu.

PARMBNON.

Son logis?

CBÉMÉM.

ToutdemAme.

PARMBNON.

Vous ne savez donc rien ?

CHÉRéB.

Rien , sinon que je l'aime.

PARMBNON.

Me voilà bien instruit. Quel chemin ont-ils pris?

CHÉRÉB.

Tandis qu'elle arrètoit mes sens et mes esprits, Notre hôte Arcbidânide , avec son front sévère , Est venu m'aborder, et m'a dit que mon père Ne faillit pas demain d'être son défenseur Contre l'injuste effort d'un puissant agresseur; Et, comme les vieiDards sont longs en toute diose. D'un récit ennuyeux il m'a déduit sa cause , Tant , qu'après notre adieu je n'ai plus aperçu L'objet de ce désir qu'en passant j'ai conçu.

C'est être malheureux.

CHÉRÉB.

Autant qu'homme du monde.

PARMBNON.

Vous l'avez bien maudit?

CHÉRÉB.

Que le Ciel le conibnde !

Depuis pins de deux ans nous ne nous étions vus.

PARMBNON.

n se rencontre ainsi des malheurs imprévus. Celui qui la menoit est quelque homme de mine ?

CHÉRÉB.

Rien moins. Tu le croirois un pilier de cuisine; Et lui seul, sans mentir, est aussi gras que deux.

PARMBNON.

Son habit?

CHÉRÉB.

Fort usé.

PARMBNON.

Leur train?

CHÉRÉB.

Je n'ai vu qu'eux.

C'est elle assurément.

CHÉRÉB.

Qui?

PARMBNON.

Rassurez votre ame; Je connois maintenant l'olyet de votre flamme.

CHÉRÉB.

L'as-tu vue?

PARMBNON.

Elle-même.

CHÉRÉB.

El tu sais aiMi logis?

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