‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 219 sur 670 · L'EUNUQUE, ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

L'EUNUQUE, ACTE III, SCÈNE II

Mais encore être Unn de mes miins échappée , Cest le comble du mal , et souffrir qu'un enfant Des lacs d'un vieux routier se sauve en triomphant Me préservent les dieux d'une beauté naissante ! n n'est point de méthode en amour si puisnnte Qui ne fAt inutile à qui s'en piqneroit : [croit.

Souvent ces jeunes cœurs sont plus dors qu'on ne Pour gagner son amour, je ne sais point de voie ; Cest un fort à tenir au^ long-temps que Troie. J'aurois , sans me vanter, depuis qu'elle est chez moi , Réduit à la raison quatre filles de roi. J'eusse pu l'épouser, mais je fuis la contrainte ; Le seul nom de l'hymen me fait frémir de crainte : Et je ne voudrois pas que mon cœur fAt touché De l'espoir d'un royaume à Pamphile attaché. Rien n'est tel , à qui craint une femme importune , Que de vivre en soldat , et chercher sa fortune. On se pousse par-tout, on risque sans souci, Et qui n'y gagne rioi n'y peut rien perdre aussi. Mais rarement Thrason se plaint-il d'une dame : Jusqu'ici peu d'olyets ont régné sur son ame Sans payer son amour d'une ou d'autre façon. Pliédrie en poorroit bien avoir quelque leçon ; Je n'en pense pas plus , n'étant point d'humeur vaine. Voyons si notre agent aura perdu sa peine : Le voici qui s'approche.

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