SCÈNE IL THRASON , GNATON
THRASO?;.
Eh bien , qu'as-tu gagné?
GNATON.
Que de peines, seigneur, vous m'avez épargné ! Je vous allois clierclier au port et dans la place.
THBASON.
Tu me rapportes donc des actions de grâce ?
GNATON.
Le faut-il demander? J'en suis tout en chaleur.
THRASON
Enfin le don lui platt ?
GNATON.
Non tant pour hi valeur, • Que pour venir de vous; c'est là ce qui la touche. Et ce qu'à tous momens elle a dedans la bouche , Comme un des plus grands biens qu'elle ait jamais \oQs ririez de Touir triompher là-dessus, [reçus.
THRASON
Ce qui vient de ma part cause ainsi de la joie ; J*ai cent fois plus de gré d'un bouquet que j'envoie. Qu'un autre n'en anroit de quelque don de prix , Fùi-ce môme un trésor.
GNATON.
Vivent les lions esprits !
n niest , à bien parler, que manière à tout D'un travail de dix ans ce qne le sot espère , L'honnête homme , d'un mot, le bri viendra ravir.
THRASON
Aussi le roi n'emploie , et j'ai su le servir
A la guerre , en amour, auprès de ses maltresses.
Quoique j'eusse souvent ma part de leurs caresses.
GNATON.
Mais s'il l'apprend aussi ?
THRASON
Gnaton, soyez discret.
Je ne découvre pas à tons un tel secret.
( i(mt bas , se toumoHi. ) C'est faire en homme sage. Il l'a dit à cent autres.
{hauU) Le roi h'agnéoit donc autres soins que les vôtres ?
THRASON
Que les miens ; et parfois se trouvant dégoûté
Du tracas importun qui suit la royauté ,
Gomme s'il eàt voulu.... tu comprends ma pensée ?
GNATON.
Pkendre un peu de bon temps, tonte affEÛre laissée.
THRASON
Gela même. Aussitôt il m'envoyoit quérir : Seuls ainsi nous passions les jours à discourir De cent contes plaisants que je lui savois faire ; Et s'il se présentoit quelque importante affaire. Après avoir le tout entre nous disposé, Son conseil n'en avoit qu'un reste déguisé ; Et souvent , malgré tous , ma voix étoit suivie.
GNATON.
Lors chacun d'enrager, mourir, crever d'envie ?
THRASON
Et Thrason de s'en rire.
GNATON.
A l'oreille du roi ?
THRASON
Qui peut te l'avoir dit?
C'est qu'ainsi je le croi.
THRASON
Sur ce propos, un jour qu'il remarquoit leor peine, Le chef des éléphants , appelé Métastliène, Des plus considérés près du prince à présent , Ne se put revanclier d'un trait assez plaisant. Il mâchoit de dépit quelque mot dans sa bouche. Et me tournant les yeux : Qui vous rend si farouche? Sont-ce les bétes, dis-je, à qui vous commandez?
GNATON.
Et le roi , qu'en dit-il ?
THRASON
Nous étant regardés.
Il ne put à la fin s*empécher de sourire.
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L'EC^rUQCE, ACTE 111, SCt3E IlL
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Kooi étiooi réçilés do satrape OiiMuède , Okaam avoft » Djmpbe : alor» on Gauymède Appmbant de la aMaDey aoMÎUSt je loi di» Qoe lea rotes de Mars teroieot poor Adonis.
Le jeooe boome foofl^ ?
THaisos.
Belle demande à bire?
H rooi^ , et d'abord lot eontraiiit de ae taire : Depois cfaacon m'a craîiiL
Avee |aste raiMO.
point on rceoeil des boos mots de TfarasoD ?
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Et di dhier «r moi repcaez-vous; Je Tai fait, en paouot, apprêter cbea votre b6le.