‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 220 sur 670 · SCÈNE IL THRASON , GNATON · texte numérisé non relu

SCÈNE IL THRASON , GNATON

THRASO?;.

Eh bien , qu'as-tu gagné?

GNATON.

Que de peines, seigneur, vous m'avez épargné ! Je vous allois clierclier au port et dans la place.

THBASON.

Tu me rapportes donc des actions de grâce ?

GNATON.

Le faut-il demander? J'en suis tout en chaleur.

THRASON

Enfin le don lui platt ?

GNATON.

Non tant pour hi valeur, • Que pour venir de vous; c'est là ce qui la touche. Et ce qu'à tous momens elle a dedans la bouche , Comme un des plus grands biens qu'elle ait jamais \oQs ririez de Touir triompher là-dessus, [reçus.

THRASON

Ce qui vient de ma part cause ainsi de la joie ; J*ai cent fois plus de gré d'un bouquet que j'envoie. Qu'un autre n'en anroit de quelque don de prix , Fùi-ce môme un trésor.

GNATON.

Vivent les lions esprits !

n niest , à bien parler, que manière à tout D'un travail de dix ans ce qne le sot espère , L'honnête homme , d'un mot, le bri viendra ravir.

THRASON

Aussi le roi n'emploie , et j'ai su le servir

A la guerre , en amour, auprès de ses maltresses.

Quoique j'eusse souvent ma part de leurs caresses.

GNATON.

Mais s'il l'apprend aussi ?

THRASON

Gnaton, soyez discret.

Je ne découvre pas à tons un tel secret.

( i(mt bas , se toumoHi. ) C'est faire en homme sage. Il l'a dit à cent autres.

{hauU) Le roi h'agnéoit donc autres soins que les vôtres ?

THRASON

Que les miens ; et parfois se trouvant dégoûté

Du tracas importun qui suit la royauté ,

Gomme s'il eàt voulu.... tu comprends ma pensée ?

GNATON.

Pkendre un peu de bon temps, tonte affEÛre laissée.

THRASON

Gela même. Aussitôt il m'envoyoit quérir : Seuls ainsi nous passions les jours à discourir De cent contes plaisants que je lui savois faire ; Et s'il se présentoit quelque importante affaire. Après avoir le tout entre nous disposé, Son conseil n'en avoit qu'un reste déguisé ; Et souvent , malgré tous , ma voix étoit suivie.

GNATON.

Lors chacun d'enrager, mourir, crever d'envie ?

THRASON

Et Thrason de s'en rire.

GNATON.

A l'oreille du roi ?

THRASON

Qui peut te l'avoir dit?

C'est qu'ainsi je le croi.

THRASON

Sur ce propos, un jour qu'il remarquoit leor peine, Le chef des éléphants , appelé Métastliène, Des plus considérés près du prince à présent , Ne se put revanclier d'un trait assez plaisant. Il mâchoit de dépit quelque mot dans sa bouche. Et me tournant les yeux : Qui vous rend si farouche? Sont-ce les bétes, dis-je, à qui vous commandez?

GNATON.

Et le roi , qu'en dit-il ?

THRASON

Nous étant regardés.

Il ne put à la fin s*empécher de sourire.

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L'EC^rUQCE, ACTE 111, SCt3E IlL

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T'aî-je & ni biMi nuA, qiifcB ■§ bal ■vile.

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TBftASOJ.

Kooi étiooi réçilés do satrape OiiMuède , Okaam avoft » Djmpbe : alor» on Gauymède Appmbant de la aMaDey aoMÎUSt je loi di» Qoe lea rotes de Mars teroieot poor Adonis.

Le jeooe boome foofl^ ?

THaisos.

Belle demande à bire?

H rooi^ , et d'abord lot eontraiiit de ae taire : Depois cfaacon m'a craîiiL

Avee |aste raiMO.

point on rceoeil des boos mots de TfarasoD ?

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Et di dhier «r moi repcaez-vous; Je Tai fait, en paouot, apprêter cbea votre b6le.

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