SCÈNE VIIL CHREMES, PYTHIE
CHRÊMES.
Eb quoi ! voilà Pythie ?
J'ai cra que pour sa noce oo iwiolt me prier.
PYTHIE
Je n'ai gtrde, moMleor, de me taat oaMter.
CHRÊMES.
Que mènent donc Thaïs? r
PYTHIE
Elle s'en va descendre.
CHRÊMES.
Je ne me lasse point jusqu'ici de rattendre : Me pût^lle deux jours laisser seul avec toi.
PYTHIE
Si vous prenes plaisir à vous moquer de moi , Exercez votre esprit, n'épargnez point Pytiiie ; Elle souffrira tout, de peur qu'il vous ennuie.
GHRÊHÈs, lui toukmi mettre la main au sein. Souffriras-tu ceci?
PYTHIE
Monsieur, arrêtee-vous.
Que ces hommes, voyez, sont fins au prix de nous? Ils songent dès l'abord toujours à la malice; Je suis pour tels galants trop simple et trop novice : Une autre fois, monsieur, vous ne m'y tiendrez pas.
CHRÊMES.
Tu veux donc qu'en t'aimant je souffre le trépas ?
PYTHIE
Asser de votre sexe on se meurt de parole; Je crois que vous allez chacun en même école , Rien qu'un même discours ne vous sert sur ce point. Tan^ qu'ils sont vermeils et remplis d'enAonpdnt , Messieurssèchentsur pied, du moinsàce qu'ils disent. En avons-nous pitié , les galants nous méprisent.
CHRÊMES.
Et puis passer pour simple envers moi tu prétends?
PYTHIE
Quand madame le dit, quelquefois je l'entends; Ce sont propos d'amour trop fins pour ma boutique. Et je n'en sus jamais le train ni la pratique.
CHRÊMES.
A propos de madame, a-t-elle encor Thrason ? Je suis, comme tu sais, ami de la maison; Pourquoi ne veux-tu pas renouer oonnoissance?
PYTHIE
Mais, à propos aussi , d'où vient la longue absence Dont vous avez payé l'accueil qu'on vous faisoit ?
CHRÊMES.
De ce beau fanfaron qu'alors elle prisoit.
PYTHIE
Peut-être.
CHRÊMES.
Je l'ai cra ; n'en voit-elle point d'autre ?
PYTHIE
Vous savez ce logis qui regarde le nôtre?
CHRÊMES.
Un des fils de Damis est encor sur les rangs?