‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 261 sur 670 · CALLIOPE · texte numérisé non relu

CALLIOPE

Sire , vous nommez là deux trop grands personnages. Le moyen d'imiter sur-le-champ leurs ourrages?

APOLLON

Il faut que je me sois sans doute expliqué mal;

Car, Touloir qu'on imite aucun original

N'est mon but, ni ne doit non phis être le vôtre,

Hors ce qu'on hh passer d'une langue en une autre.

Cest un bétail servile et sot, à mon avis.

Que les imitateurs ; on diroit des brd)is

Qui n'osent avancer qu'en suivant la première,

Et s'iroient sur ses pas jeter dans la rivière.

Je veux donc seulement que vous nous fassiez voir,

En ce style où Malherbe a montré son savoir.

Quelque essai des beautés qui sont propres à l'ode ;

Ou si , ce genre-là n'étant plus à la mode,

Et demandant d'ailleurs un peu trop de loisir,

L'autre vous semble pUis selon votre désir,

Vous louiez galamment la maltresse d'Acanthe ,

Comme maître Vincent, dont la plume élégante

Donnoit à son encens un goAt exquis et fin.

Que n'avoit pas celui qui parloit d'autre main.

CALLIOPB.

Je vais , puisqu'il vous plaît , hasarder quelque stanoe. Si je débute mal, imposez-moi silence.

APOLLON

Calliope manquer!

CALLIOPB.

Pourquoi non? Trt^ souvent.

L*ode est chose pénible, et sur-tout dans le grand,

Toi , qui soumets les dieux aux passions des hommes : AnHHir, souffriras-tu qu'en ce siècle où nous sommes , Chiiièiie montre un cœur insensible à tes coups? Cette Itelle devroit donner d'autres exemples : Tu devrois l'obliger, pour l'honneur de tes temples. D'aimer ainsi que nous.

• voiiiirc.

Lesltaei

L'RANIB.

n'aiment pas.

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