DAPHNÉ^ ACTE 1, SCÈNE HL
3WS
De n'avoir jamais d'amant Est chose fort incertaine.
DAPHNÉ
que TOUS juriez ; dites donc après moi : \mafary
GLTMÈIIE.
Amour,
DAPHNÉ
Si jamais soas ta loi respire,
CLYMÈNE
Sîjamaissoustabi respire^
DAPHNÉ
Je consens de monrir.
CLYMÈNE. *4
Mourir? c'est beaucoup dire.
DAPHN^
consens de mourir, si jamais je sstpire.
CLYMÈNE
consens de mourir, si jamais je soupire.
DAPHNÉ
fmène , acquittez-vous : accompagnons ses Et que nos pas animent nos dMmsons. •
kiphné et les personnes de sa suite sepretuient alors par la main , et Clymène chante cette gavotte, que toute la troupe danse, la répétant après elle. )
L'autre jour sur l'herbe tendre
Je m'assis près de Pfailandre ;
Il me conta ses lonnnents :
Ma mère alors me querelle.
Petite fille, dit-elle,
N'écoutez point les amants.
Ils sont indiscrets, volages, Téméraires, et peu sages; Ils font mille foux serments :
Ils sont jaloux, ils sont traîtres.
Et tyrans quand ils sont maîtres :
N'écoutez point les amants.
Ecoutez ma chansonnette , Et l'écho qui la répète , Et ces rossignols charmants; Leur musique est sans pareille; Mais ne pvêtez point l'oreille Au ramage des amants.
DAPHNÉ
'Toé, poursuivez nos divertissements.
MÈROÉ.
J'ai vu le temps qu'une jeune fillette Pouvoit , sans peur^ aller au bois seulette.
Maintenant, maintenant les bergers sont loups ;
)e vow dis, je vo» dis : FfUes ; gardez-vous.