DE JEAN DE LA FONTAIM
encore une des plus élégantes. En face est une colline oii l'herbe croil,el la chè\Te broute, au milieu de <]uelques débris d'éditices épai's. Là «urit aussi intact , il y a peu d'années , le maQai- Gqoe cliilituau des ducs de Bouillon. Nos révolulions ont passé ; elles ont laissé debout la mai- Bon du poète, et ont Ixiit disparoltre le château. Aprèti des éludes asseK négligées, faites dans sa province, La Fontaine entra au séminaire, chez les Oratonens. A cette époque de oiieui-s •sses relâchées, peu de jeunes gens s'adon- Doieat  la dévotion, mais peu aus^i étoient incrédules. Un sentiment qui sembioit inné, résultat de l'éducation et des pi-eniièics impressiaiis reçues dans l'enlance, taisoit considérer la i-eKeîun comme un lien sacré, conti-e lequel puuvoit bien se débattre, mais qu'il falioit
Dans une lettre à sa J'emnie , au sujet d'une Madelaîoe du Titien , grosse el giasse, dont il se reproche (et bien à juste litre) d'avoh- jtarlé peu dëvolemeut, il dit : « Aussi n'est-ce pas mon fait que de raisonner sur des matières spirituelles j'y ai eu mauvaise grâce toute ma vie.
La Fontaine quitta donc le séminaire ; mateJ^ sonfrèi-e,qu'ilyavoît attire, y resta, devint lufrl excellent pi-étre , et par h suite lui céda tunt son bien poui- une modique renie viagère.
Dès que La Fontaioe fut rentié dans le mondeJ il ne s'occupa plus que d'intrigues amoureuse de littér-ature, de spectacle; en vain son [lèi \oulul l'employer dans la poursuite d'un pn>*fl ces important qu'il avoit alors, rien ne piit4 vaincre son iadolcnce , ses distractions, son riM praicbant pour les plaisirs. Pourtant son carao-
garider de rompi'e. Faii'C son salut éloit tronsi- 1ère doux et docile, la bonté de son ivcur, son ' iré par tout le monde comme l'affaire sérieuse humeur joviale, son imagination riante , son esprit (in, naïf, original, le taisoient chérir et rechercher. Son |>ère, homme instruit , vit sans l'épugnance qu'il se passiunnott pour la culture des lettres, et il encouragea les premiers de sa muse.
Ou a dit que La Fontaine n'avoit pris goill |K)ur les vers qu'à l'âge de vingt-six ans^' et que le secret de son génie lui fut loul-ù-coup révélé parla lecture d'une ode de Malherbe. Itien n'est plus foux que cette assci'tion. Il est probable, d'après ce qui a été raconté à ce sujet [lar les premiers biographes de notre poëlc, qu'en efïet la lecture de cette ode de Malherbe , qu'il ne connoissoit pas, fit itaiti'eson vif enthousiasme pour leméme genre de composition, ctque c'est il cela que nous devons deux ou trois pièces oii l'on trouve quelques strophes qui ne sont pas indignes du modèle qu'il avoit choisi; mais il cstceriain que, bien avant cette époque, il avoit déjà composé de petits vers dans le genre de ceux de Marot et de Voilure. Le conte de Samt' Jeanne fut imprimé, sans nom d'auteur, danj tiD de ces recueils de poèâes (falnnfe» qui puQuloient alors, et dont la publication est antérii'tire ^ l'époque assignée âla lecture del'ode de Malherbe en présence delji Fontaine. Nous avons d'ailleurs, de ce que nous avançons ici, une pi-euve certaine qui nous est fournie par I.a Fontaine lui-mi^me. H avoit eu le malheur de prendre d.ins quHquos actes noiaiiés le litre
Il priiKi|)ale de la vie; mais par cette raison là même , beaucoup différoient le luoment do s'en , occnper, et anîvoîent ainsi au tci'me de leur existence.
On sait que les deux dernières années de La Fontaine se sont écoulées dans les exercices de b piété U plus exaltée ; mais dans les faits que Bons connoissoDs de «a jeunes.se, rien ne nous e lieu de croire qu'il ait pu alors avoir de IeUcs pensées. Tout au rebours, nous savons qu'il aimoit les plaisirs, et surtout les femmes, et que SCS scrupules ne le génoient pas pour armer k la satisfaction de ses désirs.
Sa retraite au séminaire, où il resta un an et deaii , est donc dans sa vie un fait singulier que
1 biographes n'ont su comment expliquer : cette explication se trouve dans les usages <Ie oetie époque. Cette l'etraîte prouve que dès* lors La l'onlaine vouloit s'adonner à la culture fies lettres. Pour que le pai ti qu'il embi-assoil pùl lui procurer un état , |x>ur qu'il y pût ^re a fortune, il fatloil, comme beaucoup de gens de lettres de ce temps, qu'il se l^t tonsurer et qu'il devint abbé, ce qui le rendoit apte à posséder des bénéhces, sans que pour cela il fût obligé d'enti'er dans les ordres , ou de faire le sacrifice de ses goûts mondains ; mais pour de- > abbé il falloil savoir un ^leii de théologie, M ceue étude ennuyoit La Fontaine ; il n'y pou-
iC réussir, c'est lui-même qui nous l'apprend.
NOTIC.K SUR LA VrC
d'iSciiyor, <|iii siipirnsoii un iiromiei' degré de iiublesse. iies poursuiies dirigées coaire lui , en son abscencc, le fireol condamner, par défaut, à une forie amende. Pour en obtenir la remise il écrivit au duc de Bouillon , son protecteur, une épkre en vers , dans Liquelle il dit :
Que me serl-il de vivre innocemuicnl , DVlresansTasIeelculliver tel Mrreet?
lIÉlasl qu'on joar elles seront coDrinxs Quand on tiendra leur dire en soupira ni :
• Ce nourrûauo que tous cb^riisiei tant,
• Hoina poureei«en que pouriea mœart boiles,
• Quipréréruitâ la pompe dis «illea
«Vn» antres coii. \[« rba ois simplet et doui,
• 0"' dés t'mfanrf a rini parmi mu*.
u une iiijiisle peine.»
Ainsi La Fontaine a aimé ù Taire des vers dès sa plus tendre jeunesse, el ci! goût, il l'a consofvè jusque dans la vieillesse la plus avancée. C'est eu vers que, dans le printemps de sa vie, il adrcssoit des épitres et des déclarations d'aiDour à ses maîtresses ; c'est en vers que , dans ses derniers jours, il deinandoit pardon à Dieu de sa vie passée.
Pour assurer son soit , et réformer sa conduite, le père de La Fontaine lui transmit sa cbarge de inaiti-e des eaus-et-foréts , et lui fit épouser une très jeune femme qui n'étoit ni sans agrément ni sans esprit , et choisie dans une des familles les plus honorables de la province.
L'incorrigible nature de notre poëte ti-ompa encore, cette fois, ies calculs de la tendresse paternelle. La charge dont La Fontaine étoit pourvu lui imposoit des devoirs peu nombreux ; il ne put s'y assujettir, el il la vendit : sa femme ne sut {>as s'accommoder à son humeui', ou le contraignoit dans ses goûts ; il cessa de vivre avec elle.
Pour bien iaire connoili-e La Fontaine , ses torts , sa conduite , son caractère , nous avons besoin de parler de sa femme. Son portrait, peint par AUgnard, est sous nos yeux. Elle avoit un visage alongé, de grands yeux, un grand nez. de grands traits assez réguliers, mais peu agréables. L'expression de sa physionomie favoriseroit assez l'opinion de ceux qui ont voulu la reconnoitre dans la peinture que La Fontaine a tracée de b sévère madame Honcâta : mais il n'en est rien. Nous savons au contraire.
par les reproches que lui adresse son maH , qu'elle aimoit à lire des romans, à jaser longtemps avec ses connoissances, et qu'elle ne s'oocupoit pas des soins du ménage. Ses goûts frivoles el sa coquetterie ont donné occasion à Kureiière de faii'e suspecter la pureté de ses mœurs, et de dépeindre La Fontaine fort indifférent sur ce point. Mais alors Furetiëre avoit pris en haine le fabuliste , autrefois son ami, parcequ'il s'étoit rangé du côté des académiciens, ses confrères, dans la fameuse affaire du Dictionnaire. Tallemant des Réaux , cet anec dotier du scandale , parle aussi des deux époux dans le même sens que Furetière ; mais tous ceux qui ont été ù portée de recueillir les bruits publics, et les ti'aditions de Chilteau-Thierry, oti madame La Fontaine, qui a sui-vécu long-temps à son mari , a toujours demeuré , rendent justice à sa veitu, quoique tous ne lui soient pas favorables sous d'auties rapports. Tallemant des Itéaux ne nomme personne qu'on lui ait donné pour amant , tandis qu'il nous fait connoitre les belles auxquelles on attribuoit les infidélités de La Fontaine, elde quelle manière il fut surpris, par sa femme, en lête-ù-téte avec une abbesse ; celle-là même â laquelle il adressa depuis cette jolie épllre dont madame de Sévigné fut si charmée. D'ailleui's La Fontaine avoue sans détour ses torts à ce sujet , et ne laisse nulle part soupçonner que sa femme en ait eu aucun. Dans le conte des Aveux indiicrcis, il dit , avec ce ton sévère du moraliste qu'on est un peu surpris de trouver là :
Puis il prévoit cependant le cas oii l'on ne seroit pas assez lionnéte pour cela. Aloi-s il conseille de tenir, du moins , la chose bien s
De De point fuire aui<^gards honqueronLc :
Ft il ajoute :
Je donne ici de I)eaux CoiitdU , mw donle; ' Lra ai-jepri« pour moi-même? hËlas! c
Cet aveu prouve-t-il <iue cet homme si hem , si doux , cl si facile , dont la servante disoit : I queDieu n'auroit jamais le courage de !ed
ne se- ^ il con-
DE JEAN DE LA FONTAtNE.
> tiluit iaca|)able, pour lu ixiinpajriic île sa d'un atlachoment vi-.iî cl iJurable, el que tous les tons <]ui le forcèrent à s'en séparer Tinssent (le lui? — Nous oe le pensons pas; et nos présomptions à cet éguid sont fondées sur coastZBce en amitié, sur sa vive i-econnoisnce pour les soins et tes atlenlîons dont il fut l'objet, et enfin, sur le vei's remarquable par lequel il termine b peinture du bonheur de l'état conjugal, dans Piiilemon elBaucis :
Ik >**Jmeiil Jmqn'BD boul, iDBliiré l'cfTort des ans i Abl li Haia nuire |Mrl J'ai porlëuiespmeuls.
I) y a un sentiment profond de regret dans oe dernier vei-sde La Fontaine. — Est-il unacie d'accusation conlte sa femme ou contre luiinâine ? Ni l'un, ni l'auti'e. — Marie llérieart o'svoit que seize ans lorsqu'elle épousa La Fonlui en avoit vînj^l-sJs ; mais il éloit bien inGaq>abie d'avoir assez d'empire sur luï-môme pour pouvoir conduire une femme qui , par son âge, el plus encoi-o peut-étie par son aira<avoit besoin d'un guide. Tous deux subirent donc les inconvénients qui accompagnent les unions prématurées et mal assorties; mais s'ils prirent enfin la résolution de se sëpai-er, ce fut sans rupture ouverte, sans bruit et sans icandale, sans mau^'ais procédés. Ils se voyoient aversion, lorsque la nécessité de leurs affaires l'exigeoit , et la confiance qu'ils avoient l'un envers l'autre, sous ce rapport, ne fut point altérée par leur séparation ',
Avant cette séparation, et dans les premiers lemps de leur mariage, ils avoient eu un fils, de qui est provenue celte postérité dont nous avons vu s'éteindi'C les deux deinieis rejetons 1834 el en 1Sâ7. Pendant le r^gne sanglant tle la terreur, le nom seul de La Fontaine sauva de l'échafoud son arriëre-petiie-tille , la comde Marson ; et , dans ces derniers temps , S a suffi à l'historien du làbulJste de dresser la généalogie de sa famille, pour obtenir en fade son acrière-petii-fils . sur le trésor de TÈtal , des bienfaits supérieurs à ceux dont ses
I KdoOTontia une iirocnra lion Réiiénle «i brevel. doniiéi.r Li Vanlalne • m lèiiunc Hiric lltr^cati. pardcvint l^'dalÉeilcilBaofllie», pvr-
deux sœurs jouissotenl depuis long-tem|)s : ainsi le peuple et les rois se montrèrent toujours favorables envers leâ descendants du seul poète , peutH^tre, dont les productions sont également goûtées et des rois et du peuple.
Après sa sortie du séminaii-e, La Fontaine se mit à lire avec délice les auteurs profanes, Marol, Rabelais, Boccace, l'Arioste, la reine de Navarre, el les vieux romans. Mais ses plus fortes inclinations étoient pour les anciens. Il les admirait avec excès, et ne crayoil |>as qu'en aucun genre on piU aller au-delà. Pintrel , son parent , qui depuis traduisit les épEires de Sénèque, el de Maua'oix , tiaducteur de Platon et de Cicéron, partageoient ses goùls, cl, plus avancés que lui ilans l'élude de l'antiquité , l'encourageoient et leguidoieot. Nous retrouvons le nom de La Fontaine, à l'époque de sa plus grande célébrité, réuni à celui de ses deux amis, sur les lili-es de quelques volum<» publiés par eus, parceque, pour en faciliter le débit, il y u inséré quelques unes de ses productions.
Un des auteurs anciens qui charmolent le plus La Fontaine étoit Térence. Sa lecture accrut le goût qu'il avoit pour le théâtre. Il entreprit d'imiter la pièce du poète latin qu'il admiroit le pias, l'Eunu-iue. Voulant s'attacher à son auteur, el pourtant s'en écarter, il écrivit une comédie ancienne sous des formes modernes : traduction trop peu conforme au texte; imitation iropservile. Pourtant, il la fit imprimer, et ce médiocre ouvrage fut son dd)UlUltéraire. Il ne faut pas s'élonner si on n'y ti-ouve pas une étincelle de ce talent poétiijue qui biilloil déjà dans les petits contes et les vers de circonstance <|u'it avoit composés, et qui furent imprimés depuis. La Fontaine faisoit peu de cas de ceux-ci , (Su- les anciens n'en offroient poiol'. tlemodèle. L'Etuiuifitcau contraire, étoit calqtttfl'antique : c' éloit son ouvrage le plus coiist dérablc, le plus régulier, le seul qui lui parût digne d'être offert au public.
A cette époque, d'ailleurs, Molière parcauroit les provinces, oit il faisoit représenter «Icux dcses|)iéces;maisii n'éloit point encore connu. Rien de lui n'avoit été imprimé. Quand peu de temps après La Fontaine vit quelques unes des comédies de Molière, il s'aperçut qu'il avoit trouvé ce qu'il chercboiuUoliërefuttunAimimej
comme il le <lil dans une île ses leUri's, et il «lt)it ravi de voir,
Ia Fonlaine se lia avec cel auteur-acteur, qui l'ainusoit de toutes les façons ;leurâgeétoii pareil , leurs réputations grandircot en même temps. Tous deux s'apprécioieat mutuellemeni . Ce fui Molière qui , lors de la gloire naissante desBoileauetdesBacine.ditoonfideniiellement à l'oreille d'un ami, en lui montrant La Fontaine, ' Nosbeaux esprits oui beau se trémoussei', ils n'effaceiMint pas le bonhomme. >
Racine et Boileau , plus jeunes que La Fontaine et Molière, se lièrent avec eux. Tou» quatre se réunissoient à des jours fixes pour dîner ensemble, et se communiquer leurs ouvraj>es. Ces réunions , que La Fontaine, au commencement de son roman dePaycbé, a dépeiiiles de manière à nous prouver combien le souvenir lui en étoit cher, ont eu une influenee qui n'a pas été assez remarquée. Alors ceux qui les composoîent fbrmoient le parlj du mouvemeni en litlérature : à eux la mission de chasserl'ani- |K>ulé, le burlesque, le guindé, le précieux; (le ramener le vrai, le beau, le naturel dans les ouvrages d'esprit. Ils s'en ac(|uiltèreat bien : mais sans déprécier Corneille, mais sans s'écarler de l'admiration qui étoildue aux anciens.
La Fontaine conserva toujours du goût pour les compositions scéniques, quoique ce ne fill [>as le genre de son talent. Il a fait des opéras , des comédies, des scènes pastorales, mythologiques , et même il commença une tragédie ; enfin il a versiRé les paroles d'un ballet qui fut joue, chanté et dansé par la plus brillante société de Châ [eau-Thierry. I^es magnifiques ballets représentés à celle époque, à Paris et à Saint-Geroiain , où (iguroicnt le roi et toutes les personnes de sa suite, avoient introduit ce goût on province. Chaque petite ville voulait imitei' ta cour. Le ballet que La Fonlaine campos:i pour Château-Thierry ne ressemhtoit guère aux ballets royaux ; mais s'il ctoil moins somptueux, il éioit beaucoup plus gai. Le sujet étoit cetto avofllure du savetier et de sa femme, dont il a fait depuis un conle. Ce ballet étoit inlitulé Les
Jticurndc Beau- Itirhanl : Beaii-Iticliard est le nom d'un petit carrefour de Château -Thierry, oti se rëunissoiem alors les oisifs de la ville, pour débiter les nouvelles et gloser sur les pas-
nts'.
Atais, à celte époque, Jannart, que La Fontaine appeloit son oncle parcet]u'tl avoit épousé une lantc de sa femme, avoit présenté notre poète au surinlendani Fouquet, alors parvenu au plus haut point de sa fortune et de sa pui&e. La Fontaine, qui nes'accommodoit ni du faste ni de^ tracas qu'il traîne après lui , trouvoit luec'éloil une gTanitc iimtre d'être riche; mais pourtant il aimott à jouir de tous les avantages delaricfaesse,et tant que dura la faveur du surintendant, il lui fut redevable de ce bonheur. Aussi, c'est fi ces premiers temps de sa belle jeunesse que La Fontaine faîl allusion qi il dit:
PoDr moi le monde UDtier ëtoil pJcin de délices , J'étoU louïbi> des Oeurs , des doui som , des beau: Mes aiiiiii inc cborcboienl, et parfois mes amours.
La nouvelle de la disgracede Foiiquei , et son arrestation , vinrent frapper La Fontaine comme d'un coup de foudre. En vain son ami de Mau> croix l'invita à se rendre à Château-Thierry, où sa présence étoit nécessaire pour l'arrangement de ses affaires; u suivit Jannart, condamné à l'exil comme ami de Fouquet' ei comme son substitut dans sa charge de procureur^néral au parlement.
. Quand le pror^ t^il à Fouquet donna lieu de craindre qn'on ne lui fît porier sa léte sur l'échalaud, et qu'on sut que telle étoit l'intention desesennemis, un cri douloureux s'échappa de lame de notre poêle, et s'exhala dans cette belle élégie adressée aile nymphtsdt Viuix, qui est restée comme le moi-ceau le plus louchani et le plus parfait en ce genre, que nous ayons dans notre langue.
La Fontaine ne iït rien pai'OÎtre que cette élégie, tant qu'on put redouter fiourlesurintendant une condamnadon à mort. Cependant il avoit cum|>osé pour lui, ou pour sa société, un assez grand nombre de pièws de vers qui depuis ont
■ Cille pctjle piice >Ie Li Fontaine . i|iic noiu iioai lall cimnullni le iiraiiiicr, a H6 Imprimée . pour la preniiïn' fuïi . (Lin* I l'àUtlMi iiiKUOiwavaiu donnée lie Msivuiroi en lUT.