‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 4 sur 670 · DE JEAN DE LA FONTAINE · texte numérisé non relu

DE JEAN DE LA FONTAINE

rlé imprimées , mais qui puur I» plupart sonl •ttiignée» du geni-e auquel il éloil appelé par la nature.

Auretourde son voyage, La Fontaine Irouva, en re^dence dans ce eliâieau ducal si voisin de sa maison, la duchesse de Bouillon. C'ëtoit une petite brune , âgée de dis-huit ans, jolie, ànev. reirousaii, à pied mignon, vive, spirituelle, aga- ^nte , et coquette comme toutes ces nièces de Haxarin, filles de Mancini. Notre poète sut lui plaire, et elle remplaça bientôt le vide que la chnledu surintendant avoit fait dans son existence. Quand la duchesse étoit ù Château- Thierry, aucune des jouissances dont La Fontaine étoit avide ne lui manquoil. Quand elle qiiîltoit ce séjour, ei qu'il y rcstoit, elle recommaiuloit aux ofticigrs de sa maison de faire en sorte qu'il ne s'ennuyât pas.

Les contes q ue La Fontaine avoit écrits la charinoient ; et La l'ontaine , pour son amusement , composa de nouveaux contes, il en publia d'abord un recueil très mince, puis après un second, et enfin uo troisième, et ce fut ainsi, ei uniquement par ses contes, qu'il commença ù prendre place sur le Parnasse François; car son imitaticHi de /'£uniu/)(e de Térence n' avoit produit aucune sensation. Tous ces recueilsdc cou tes 'urent successivement avec privilège du roi. personnes les plus réglées dans leurs mœurs M se faisoieut alors aucun scrupule d'avouer ie plaisir qu'elles goûioieni à la lecture de ces bisloriclles graveleuses , si spirituellement ractmXéoi.

Madame deMontespan , qui régnoiialors sans partage sur le cœur de Louis XIV, et madame dttThiang^sasœur, atdrèrent aussi chez elles l'auteur des contes, cl il fut sensible à leurs bontés; mais il ne chercha point â se faire des prolecteurs parmi les grands seigneurs et les courtisans du monarque, ni à s'introduire près de lui . comme avoient l'ait ses amis Racine et Boileau. Ses inclinations l'entrainoient de préférence dans la société des femmes. Là seulement il trouvott tout ce ()ui pouvoit le saiisftûfe et le rendre heureux; les délices des sens, la volupté du cœur, les charmes de l'esprit, et parfois, chez quelques unes, de profonds aitretieng sur les plus hautes questions de la philosOfAie et des sciences.

La duchesse douairière li'Orléans, Margue-" rile de Ixirraine, avoit su appit«ier La Fontaine. Avant que la publication de son premier recueil de conte-sn'eùt commencé sa réputation, elle l'avoit attaché à sa personne, eu le uommani son geniilhonime servant. Diverses pièces devers, que l'on trouve dans ses œuvres, démontrent assez l'intimité qui exisloît enti^ lui elles jeunes femmes de la petite cour du palais du Luxembourg'.

Mais, quelque répandu qu'il fût parmi les femmes les plus aimables et les plus spirituelles de cette époque, la duchesse de Bouillon maintint long-temps encore l'ascendant qu'elle avoit acquis sur lui. C'est à elle qu'il dédia &oa poème à'Adotùi, son roman de Pâijchi; et loQtrl que s'éleva parmi les médecins et les gens du roondedevivesdiscussioossurleseffets nuisibles ou utiles du quinquina, la duchesse de Bouilkm, qui avoit épousé avec chaleur la cause de ce spécihque dont l'emploi étoit nouveau, imagina, pour en assurer le succès , de faire piécornser ses vertus pai' la muse populaire de La Fontaine. Le poète ne sut pas résister, mats son génie étoit habitué à lui commander et non à lui obéir ; aussi l'abandonna-t-il presque entièrement dans cette entreprise, et il ne lui prêta quelque secours qu'ù la Un de son poi'me, poui' raconter une foble , qu'on auroit dû joindre ù celles de son recueil.

Ce recueil de fables, lorsque le poème sur le quinquina fut composé, avoit paru en entier, sauf le douzième et dernier livi'e, en deux fois, et à dix ans d'intervalle. Ces publications, jointes it celles des contes, avoient successivement accru la céléhrité de leur auteur, et fait connoitrc à la France une langue poétique toute nouvelle , fusion heureuse du langage naît' et énergiquedu siècle de François 1"^, et de la noble e[ brillante élégance du siècle de Louis XIV.

• C rai one linguliAn et gruoiire mffri>e art plus an biof^rajibn de La Fimlaloe, oominnilo plut modemrs tl"'*'] au re$le.n'oal bJI que kn copiera , il'»alrctiDlDiidulalbinM'| dfl l'onclr de Louli XIV ittc U leiimin da «on Irtre. MatiftÊt ri\t de Lorraine avcC Heorlclle d'Angleletre. Depuis iiMnoM M avuna Asaiti celle erreur , l'origliul den pniTlihiiu de làl cliar(te de (enlllhanunc sertani de Ha^qeiile. iluebeMn d'OrUaiu. CMifbrte à Jean de Li Pimliloe. (i|cnée> de Marfiucrilc elle-intine ■ doiu 4 élé remis avec lo aciu J'enregto. trument au Iribnnal de Clilteau-Tbierry. Cela n'eiiipi^hiTa f»i In blwiir> d« nutlcee de réjiéter c«rl« erreur.

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