SCÈNE IV
<;alatée, acis, clymène, timandre.
GALATÉE
Fuyez , Acis , fuyez; je frémis quand je pense - ^ An MNTt dont un tyran menace nos amours.
AGIS
Esi-il d'autre danger pour moi que votre absence ?
Laissez là le soin de mes jours.
OALATiÎB.
Qui le prendra que cdie qui vous aime ! Encor si je pouvois vous suivre chez les morts! Mais vous irez sans moi trouver la Parque blême : Elle rira de mes efforts;
AGIS
Zéphyrs, portez aux dieux ces paroles eharmanles. Citoyens de l'Olympe, avez-vous des amantes ,
En avez-vous qui d'un mol seulement Puissent de Jupiter faire ainsi la (irtune? Allez, votre ambrosieesl chose trop commune; Je ne la daignerois souhaiter on moment.
Après cette gloire suprême , Si je ne meurs de plaisir et d'amour,
Je mérite que Polyphême
A son rival ête le jour
Aux yeux de sa maltresse même.
GALATÉB.
Berger, vous prodiguez mon bien; Votre vie est à moi : cherchez qudque retraite
Qui de nos feux ne dise rien ,
Quelque grotte sourde et muette :
Galatée, Hymen, et l'Amour,
S'y rendront sur la fin du jour
Par la route la plus secrète.
Cependant je prierai le Sort
Qu'il vous accorde l'ambrosie.
Ne hi méprisez plus si fort :
Elle vous ôlera U crainte de la mort,
Sans qu'il tous en coAte la vie.
Tai découvert à mon père nos feux :
n y odbsent; il veut ce que je veux.
Le voilà qui sort de son onde.
Peut-être à nos désirs a-t-il déjà pourvu , . Et déjà du Sort obtenu
Ce qu'il refuse à tout le monde.
Ifais que ne dit-on point pour les filles des dieux! Cependant gardez-vous d'approcher ce rivage ; Allez. Et vous, Timandre, arrachez-le à ces lieux : Si vous m'aûnez , s'il m'aime, arrêtez son courage. Jp vous confie Ads, conservez-moi ce gage;
Je n'ai rien de plus précieux.