‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 319 sur 670 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

NEREE, GALATEE.

Ma fille, votre amant doit perdre la lumière. Le Sort m'a répondu : Vous me pressez en vam ;

Si J'écoutois quelque prière,

Je oesserois d'être Destin.

Je viens d'abandonner la trame d'un monarque Aux ciseaux de la Parque.

SI

Afin de la fléchir, il offroit des trésors :

Mais l*or n'a point de cours an royaume des morls ;

Garon passe à présent ce prince dans sa barqae.

El Toos me voulez obliger

A rendre immortel an bei^ger !

GÂLATÉE.

Qaoi I mon berger monrra ! Destin , pour toute grâce ,

Je te demande qu'il ne passe Qu'après miUe soleils le fleuve sans retour. Je te demande, au moins, que dans le noir séjour

Tu me permettes de le suivre.

Ne me condamne point au supplice de vivre, Après avoir perdu l'objet de mon amour. GALATÉB et NÉEÉE, ensemble.

Aveugle enfiint, que sert qu'on te révère? AfTranchis-tu tes sujets de la mort?

Elle les prend; et si tu t'en sais faire D'autres nouveaux, elle les prend enoor. Vos déités sont un mal néo^saire.

Allons trouver Acis.

GALATÊB.

Allons : puisqu'il n'espère Contre Pluton nulle faveur.

Faisons qu'il cache son arcteur; Empêchons-le au moins de paroltre , Si l'amour laisse entrer la peur Dans les cœurs ôùai il est le maître.

CHOEUR DE BERGERS et DE NAÏADES.

UN BBacEE et UNE bergArb.

Pluton a son heure

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