‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 396 sur 670 · ANTOINE, CLÉOPATRE, ÉROS, CHARMION · texte numérisé non relu

ANTOINE, CLÉOPATRE, ÉROS, CHARMION

A ce coup vous voilà comme un baudet sanglé ,

Sire. Nous nous étions rangés sur les murailles Pour ouïr un zéro, qui nous a dit : « Canailles , « Ecoutez-moi. Je viens de la part de César, « Qui vous époustera comme il faut, tôt ou tard, « Si vous ne lui livrez cette reine fichue , « Pour qui le grand Antoine a si fort la berlue , « Et qui l'a débauché. Sauvez-vous à ce prix. »

CLJOPÂTRB.

U a dit cela ?

éaos.

Bon ! il a dit cent fois pis.

De tous les vilains noms qu'attire sur sa tête , Au milieu de la halle, une bourgeoise en crête, Les nommant, sans tourner tout droit autour du pot , Il n'en a pas perdu le moindre petit mot. Dame, à œ compliment , prenant, grattant sa tête , Chacun a mis de l'eau dans son vin : a La requête « Est juste , a-t-on crié. Qu'Antoine au bemiquet , « En voyant Cléopâtre , abaisse son caquet : « Rompre avec une femme est une bagatelle. »

ANTOINE

Moi , quitter ses beaux yeux ! que fèrois-je sans elle? Varracher de son lit ! moi , moi , la planter là ; On me verra plutôt , j'en jure , avant cela , Gal-de-jatte, estropiât, impotent; c'est tout dire. Je vous défendrai mieux que je n'ai Uii l'empire.

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