‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 40 sur 670 · LIVRE VIL · texte numérisé non relu

LIVRE VIL

A la fin , pour la consoler :

filk , loi dit-ily c'est trop verser de larmes ; Qu'a besoin le défunt que vous noyiez vos charmes ? Puisqu'il est des vivants, ne songez plus aux morts.

Je ne dis pas que tout-^-l'heure

Une condition meilleure

Change en des noces ces transports ; Mais après certain temps souffrez qu'on vous propose Un époux beau, bien fait, jeune, et tout autre chose Que le défunt. Ah! dit-elle aussitôt.

Un doitre est l'époux qu'il me faut.

Le père lui laissa digérer sa disgrâce.

Un mois de la sorte se passe ; L'antre mois on l'emploie à changer tous les jours Quelque chose à l'habit , au linge, à la coiffure :

Le deuil enfin sert de parure ,

En attendant d'autres atours.

Toute la bande des Amours Revient au colombier^ les jeux, les ris, la danse,

Ont aussi leur tour à la fin :

On se plonge soir et matin

Dans la fontaine de Jouvence.

1^ père ne craint plus ce défunt tant chéri ; Mais comme il ne parloit de rien à notre belle :

Où donc est le jeune mari

Que vous m'avez promis ? dit-elle.

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