I.a déesse Discorde ayant brocillé les dieux
Et hit un grand procès li-haat ponr une pmnme ,
On la fit déloger des cieux.
Chez l'animal qu'on appelle liouune
On la recul à bns ouverts ,
IlIIc et Que-si -que-non son frère,
Avecque Tlen-et-mien sOn père.
Elle nous fit l'boimeur en ce Itas nniven
De préférer noire hémisphère A celui des mortels qui nous sont oppoatt.
Gens grossiers peu civilisés, Et qui , se mariant sans praire et sans notaire,
De la Discorde n'uni que faire.
Pour la faire trouver ^ux lieux aà le besoin
Deinandoit qu'elle fiH prt'sente,
Ij llenommée avoit le soin De l'avertir et 'autre, diligente, Couroit vite aox di^lials « prévenoit la Paix; l'aisoit d'une étincelle un feu long à s'éteindre. La llenommée enlin commença de se plaindre
Que l'on ne lui truu voit Jamais
De demeure fixe el certaine Bien souvent l'on perdmt , â la diercher, sa peiw : Il falloit donc qu'elle eflt un séjour affecté, Un séjour d'oii l'uti pùi eu toutes les familles
L'envoyer à jour arrêté.
Connue il n'étoit alors aucun couvent de filles.
On y trouva dilDculté.
L'auberge enlin de l'iijniénée
Lui fui pour maison assignée.
FABLE XXI
La jeune Keure.
|j perte d'un époux ne va point sans soupirs ; ! On fait beaucoup de bruit, et puis on se oonsole. I Sur les ailes du Temps la tristesse s'envole :
Le Temps ramène les jdaiHrs.
Entre la veuve îl'une année
Et la veuve d'une journée U difTérence est grande on rie croiroit jamais
Que ce fftt la même personne; L'une fait fuir les gens el l'aulre a nulle attcailt: Aux soupirs vrais ou faux celle-là s'abandonne ; C'est toujonni même noie et pareil entretien.
On dit qu'on est inconsolalile
On le ^t ; niais il n'en est lîen ,
Comme on verra par cette fable ,
On plalât par la vérité.
L'époux d'une jeiuie beauté Purtoit pour l'autre monde. A ses côtés sa femme Lui crioit: Attends-moi je te suis ; et mon une , Aussi Men <^ue la tienne , est prête ft s'envoler.
Le mari ftùt seul le voyage.
1^ belle avoit un père, homme prudent et sage;
Il laissa le lorrenl couler.