‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 39 sur 670 · I.a déesse Discorde ayant brocillé les dieux · texte numérisé non relu

I.a déesse Discorde ayant brocillé les dieux

Et hit un grand procès li-haat ponr une pmnme ,

On la fit déloger des cieux.

Chez l'animal qu'on appelle liouune

On la recul à bns ouverts ,

IlIIc et Que-si -que-non son frère,

Avecque Tlen-et-mien sOn père.

Elle nous fit l'boimeur en ce Itas nniven

De préférer noire hémisphère A celui des mortels qui nous sont oppoatt.

Gens grossiers peu civilisés, Et qui , se mariant sans praire et sans notaire,

De la Discorde n'uni que faire.

Pour la faire trouver ^ux lieux aà le besoin

Deinandoit qu'elle fiH prt'sente,

Ij llenommée avoit le soin De l'avertir et 'autre, diligente, Couroit vite aox di^lials « prévenoit la Paix; l'aisoit d'une étincelle un feu long à s'éteindre. La llenommée enlin commença de se plaindre

Que l'on ne lui truu voit Jamais

De demeure fixe el certaine Bien souvent l'on perdmt , â la diercher, sa peiw : Il falloit donc qu'elle eflt un séjour affecté, Un séjour d'oii l'uti pùi eu toutes les familles

L'envoyer à jour arrêté.

Connue il n'étoit alors aucun couvent de filles.

On y trouva dilDculté.

L'auberge enlin de l'iijniénée

Lui fui pour maison assignée.

FABLE XXI

La jeune Keure.

|j perte d'un époux ne va point sans soupirs ; ! On fait beaucoup de bruit, et puis on se oonsole. I Sur les ailes du Temps la tristesse s'envole :

Le Temps ramène les jdaiHrs.

Entre la veuve îl'une année

Et la veuve d'une journée U difTérence est grande on rie croiroit jamais

Que ce fftt la même personne; L'une fait fuir les gens el l'aulre a nulle attcailt: Aux soupirs vrais ou faux celle-là s'abandonne ; C'est toujonni même noie et pareil entretien.

On dit qu'on est inconsolalile

On le ^t ; niais il n'en est lîen ,

Comme on verra par cette fable ,

On plalât par la vérité.

L'époux d'une jeiuie beauté Purtoit pour l'autre monde. A ses côtés sa femme Lui crioit: Attends-moi je te suis ; et mon une , Aussi Men <^ue la tienne , est prête ft s'envoler.

Le mari ftùt seul le voyage.

1^ belle avoit un père, homme prudent et sage;

Il laissa le lorrenl couler.

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