L'OLIVE
La nourrice , avec qui j'avois tout concerté ^ Est encore en ces lieux ; elle peut vous le dire.
MADAME BOUVILLON
J'en crois ce que pour lui la nature m'inspire.
Mais il fiiut vous panser : où vous a-t-on blessé ?
l'olive.
Mon ami , j'ai le cœur d'outre en outre percé.
LA RANCUNE
Je ne vois point de sang en nul endroit.
l'olive.
N'importe.
LA RANCUNE
n n'est point blessé.
LE DESTIN
Est-il vrai?
Non?
LA RANCUNE
Non , le diable m'emporte !
l'olive.
LA RANCUNE
Chose sûre.
l'olive.
Il faut donc que la peur M'ait fait tourner la tête en me frappant au cœur.
LA RANCUNE
Juste.
Cette aventure est rare et surprenante.
MADAME BOUVILLON
Vous n'avez pas sujet d'en être mécontente.
LE DESTIN
Isabelle!
LA BAGUENAUDIÈRE
En discours ne perdons point de temps ;
Allons nous édaircir sur tous ces incidents ;
Que chacun fasse voir son ardeur à ine suivre.
Allons.
LA RANCUNE , à Rogotin.
D'être pendu mon secours vous délivre.
RAGOTIN
Il est vrai , cher ami , sans toi ces happe-chair M'alloient foire danser un entrechat en l'air; Mais mon pied , emboîté dans ce pot détestable y Implore à l'en tirer ta pitié charitable. O ciel ! à quel malheur m'avez-voos attaché! Heureux de n'avoir pas pourtant été branché !