LUCINDE, LÉLIE, PERRETTE
PERRETTE, à Lucinde.
Madame, le v'ia tout seul.
LUCINDE
Approchons-nous, pour voir ce qu'il dira en nous voyant.
LÉLIB , sans voir les deux femmes.
Mon père n'est pourtant pas un bon père , de ne me pas montrer tout ce qu'il sait ; et c'est ce quifoit que je n'ai pas de peine à me résoudre à le quiuer.
PERRETTE
Il ne faut pomt lui dire d'abord qui je sommes; mais je gage bian qu'il le devinera.
LÉLIE
Je m'imagine que tout ce qu'on ne veut pas que je sache est cent mille fois plus beau que ce que je sais. Je pense je ne sais combien de choses , toutes plus jolies les unes que les autres, et je meurs d'impatience de savoir si je pense juste.... Mais que vois-je ? Voilà deux jeunes garçons joliment habilles. Je n'en ai point encore vu comme ceux-là. Je voudrois bien les al)order; mais je snis tout hors de moi-même, et je n'ai presque pas la force déparier.