‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 524 sur 670 · POUR M. FOUQUET · texte numérisé non relu

POUR M. FOUQUET

Prince qui fais nos destinées.

Digne monarque des François , Qui du Rhin jusqu'aux Pyrénées Porte la crainte de tes lois , Si le repentir de rofTense Sert aux coupables de défense

> La ri^nmir arec hMpielle on traitoit Fonquet dans n prison fit comprendre à ses amis qu'on ne pouroit espérer pour lui de pardon du roi , et qu'on seroit trop heureui si l'on panrenoit k sauTcr ses Jours. Cest dans cet esprit que cette ode ftit composée; mais on Terra ci-aprés, pv une lettre de La Fontaine à Fouquet, que ccinM n'en étoit pas ntisfy t. parceque sa grande âme se réroltoàt à U seule idée d'atoner qu'a étoit coupable, et de demander pour ta! la oQOsmratlQB de n fie coouneunc Sraœ.

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ŒUVRES DIVERSES

Près d'un courage généreux , Permets qu'Apolkm t'importniie, Non pour les biens de la fortune , Mais pour les Jours d'un malheureux.

Ce triste objet de ta colère N'a-t-il point encore ef!^ Ce qui jadis l'a pu déplaire Aux emplois où tu l'as placé?

Depuis le moment qu'il soupire, Deux fois l'hiver en ton empire A ramené les aquilons; Et nos climats ont vu l'année Deux fois de pampre couronnée Enrichir coteaux et vallons.

Oronte seul y ta créature , Languit dans un proft>nd ennui , Et les bien&its de la nature Ne se répandent plus pour lui.

Tu peux d'un éclat de ta foudre Achever de le mettre en poudre :

Mais si les dieux à ton pouvoir Aucunes bornes n'ont prescrites , Moins ta grandeur a de limites, Plus ton courroux en doit avoir.

Réserve-le pour des rebelles :

Ou, si ton peuple t'est soumis, Fais-en voler les étincelles Chez tes superbes ennemis.

Déjà Vienne est irritée De ta gloire aux astres montée'; Ses monarques en sont jaloux :

Et Rome t'ouvre une carrière Où ton cœur trouvera matière D'exercer ce noble courroux*.

Va-t'en punir l'orgueil du Tibre; Qu'il se souvienne que ses lois N'ont jadis rien laissé de libre Que le courage des Gaulois ;

> Le traité entre la France, T Angleterre, et la Hollande, dans le dessein d'abaisser la maison d'Autriche , fiit conclu à la fin de Tannée 1662.

a Le duc de Créqni. ambassadeur de France , fiit insulté par les gardes-du -corps du pape , le 20 août 1662. Louis XIV se saisit d'AYignon , et força le saint-père à lui envoyer sou neveu le cardinal Chigi pour lui taire dies excuses» à bannir les gardesdu-oorps à perpétuité , et à élever à Rome , vis-à-vis de leur ancien corp»<le-garde, une pyramide, avec une inscription qui Gontenoit les articles de la satistacUon exigée. Voyez la relation de tout ce qui se passa entre le pape Alexandre vn et le roi de France , au si^et de l'insulte que les papalins firent au duc de Créqui l'an 1662. dans l'ouvrage intitulé t L'Origku des cat' dinunx du Saint-Siège; Cologne, 1670, in-12. p. 295 à 437.

Mais parmi nous sois débonnake .

A cet empire si sévère Tu ne te peux accootumer, Et ce seroit trop te ooalraiiidre.

Les étrangers te doivent craiodie»

Tes sujets te veulent aimer.

L'amour est fils de la démeiioe; La clémence est fille des dieox :

Sans elle toute leur [miiimBi Ne seroit qu'un titre odieux.

Parmi les fruits de la vicloire.

César, environné de gloire , N'en trouva point dont la dooceor A celui-ci pût être égale; Non pas même aux champs où Pbanak L'bonora du nom de vainqueur.

Je ne veux pas te mettre en oomple Le zèle ardent ni les travaux* En quoi tu te souviens qa'Oranic Ne cédoit point à ses rivaux. Sa passion pour ta personne , Pour ta grandeur, pour ta oonroiBiey Quand le besoin s'est vu pressmly A toujours été remarquable; Mais si tu crois qu'il est coupable , n ne veut point être innocent.

Laisse-lui donc pour tonte graoe Un bien qui ne lui peut dorer.

Après avoir perdu la place Que ton cœur lui fit espérer.

Accorde-nous les foibles restes De ses jours tristes et innestes , Jours qui se passent en soapin.

Ainsi les tiens filés de soie Puissent se voir comblés de joie, Même au-delà de tes désirs !

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