REMERCIEMENTS DU COMTE DE FIESQŒ
AU ROI'
Vous savez conquérir les états et les hommes ; Jupiter prend de vous des leçons de grandeur; Et nul des rois passés, ni du siècle où nous sommei. N'a su si bien gagner l'esprit avec le cœur.
Dans les emplois de Mars , vos soins , votre oondniie, Votre exemple et vos yeux animent nos guemen; Vous étendez par-tout l'ombre de vos lauriers :
La terre enfin se voit réduite A vous venir oflHr cent hommages divers ;
Vous avez enfin su contraindre
Tous les cantons de l'univers
A vous obéir ou vous craindre.
J'ctois près de céder aux destins ennemis, Quand j'ai vu les Génois soumis ,
' Louis XIV força la république de Gênes à payer cenlniir écus au comte de Fiesquc . en di^onimageiucnt des droits fê celui-ci prélcndoit avoir sur cette république . et sur loqpKkl avoit fait iinpriuier un uiéiuoirc. Cette somme fut payée mil la signature du traité avec cette république , qui n'eut lieo qaili lin de février 16S5. Le comte de Fiesque récita au rui la (KC que La Fontaine avoit comiKisée pour lui à ce «ûetle? 9- . Tcmbre 16S4. Voyez l'Histoire de la ine et des owtra^u à ' La Fontaine, troisième édition, IS24, in-So, p. S38.
ÉPITRES
Malgré les faveurs de Neplune , Malf^é des murs où Fart humain (.'royoil euchainer la fortune Que vous tenez en votre niain.
Cette main me relève, ayant abaissé Gène; Je ne l'espérois plus, je n'en suis plus en peine. Vos moindres volontés sont autant de décrets ;
Vos rej^ards sont autant d'oracles :
Je ne consulte qu'eux ; et, malgré les obstacles , Je laisse agir pour moi vos sentiments secrets.
Vous tenu)i{;iiez en tout une l)onté profonde , Kt joi|;nez aux bienfaits un air si gracieux ,
(^)u'on ne vit jamais dans le monde De roi <iui donnât plus, ni qui sût donner mieux.