DÉDICACE DE L*OPÉRA DE ROLAND, POUR LULLT
AU ROI
Agréez de mon art les présents ordinah*es ; Ne les recevez |K)int, en hommages vulgaires, Dans la foule de ceux qu'attire ce séjour : Votre mérite est tel , que tout lui fait la cour.
1^ déesse aux ailes légères
Lui fait par- tout des tributaires.
Il en vient des portes du jour' :
C'est de là que partit la belle* Qui préféra Médor au héttis de ces vers'. Son hymen attira cent monarques divers.
L'amante de Paris < avoit jadis, comme elle ,
Intéressé dans sa querelle
Tous les niattitt de l'univers.
Le bruit que ces beautés an dieu Mars ont fait faire N'est rien prèsdescombatsqu'il entreprend ponr vous. Vos ex|>loiis ont rempli l'un et l'autre hémisphère
D'admirateurs el de jaloux.
Au milieu des plaisirs d'un triomphe si doux ,
|i. M.") n (loona lieu ^ un combat piM^Uijue fotcité par niadanie Deshoulk^res. Voyez d après dauft le* ballades, et dans VilUtoire df la vie et des ouvrages de La FtmMne , trotsièine éiU- Uon. It24. in-So, p.35l.
»■ Le» Siamois, {yole de t'auteur dans rédUion m-foéiô grn» rée de cet opéra de Luity,) Le roi de Siaiu. par les iustigaUMis d'un Grec de Cf^pbaionie , uoiuniê Constantin, qui éloit devenu floo premier iiiInL^tre, avoit envoyé fleM aiiibaasâdetini au roi de France pour solliciter son alliance. Ces envoyés avoicnt vu It rui le 7 novembre I6S4 ; et Louid XIV fit partir |)eu de temps après, pour Stadn» le chevalier de Cliaumout et l'abbé de Cboitjr, qui a écrit la relation de ce voyage. L'opéra de Rolumd fat représeoté à b cour le ISjanvier I6S5. et à Parb le S ttvrier suivant
«Angélique, fille de Galafran , rui de Catay ou de laCblDe. la plus orientale des réjtkxM de l'Asie . prince»e qui joue le principal rAle dam le poème de Itoland Vamoureux de Bojardo . et de Roland le furieux de rAriotle.
> Roland, qoi bit le w^ de l'opéra.
4 UCKOC.
ŒUVRES DIVERSES
Plaignei le palacKii que mon art vouf présenle.
Son malheor f)Krt tf aimer ; qodle «me en esl eiemple ?
n suivit à la fin de pliis aages conseils :
Au lien de ses amorars il senrit sa patrie;
Son prince disposa dn reste de sa vie.
Vous savez mieux qo'aucan employer set pareils.
Chariemagne vous cède : il vainquit; mais la suite Détruisît après lui ces grands événements. Maintenant notre empire a , par votre conduite ,
D'inébranlables fondements.
Ici les Muses sans alarmes
Se promènent parmi les bois :
LeuncbanU en sont plus bettu , mA bien qne leurs i(Ai.' Si féo crois Apollon, les miens ont quelques charmes; Puissent-ils relâcher tous vos soins désormais ! Vous imposez silence à la fureur des armes; Goûtez dans nos chansons les douceurs de la paix.
A SON ALTESSE 6ÉRÉNIS8I1B