VIRELAI
De ce terrible équipa^^ Qu'on fait sur votre rivage '.
C'est vous , pécheurs de baran , C'est vous , vendeurs de safran , Qui prétendez d'un froinage Faire au soleil un écran *.
Peuple hérétique et maran >, Ennemi du Vatican , Sur qui va fondre l'orage , Cest trop foire de cancan Et parler en maître Jean ; Il faut changer de langage , Et baisser de plus d'un cran Cette fierté de courage.
En vain votre aréopage , Votre nouvelle Cartilage , Met toute chose en usage Pour détourner l'ouragan , Et vous sauver du naufrage. La foudre part du nuage , Et va séclier marécage , Rompre digue et ouatergan ^.
Vous avez beau mettre en gage La jupe et le calandran ^
An commcncernent de Tannëc f fi72, LonU XIV avoit bit qucr i>ar 1* Angleterre , son aUiée . la flotte des UoUandob , rerenoitâe Smyme. n titsoiyre cette attaque d'une déclaon de guerre de la France contre la Hollande , et il alla ene en Flandre 0e mettre à la tète d'une armée de cent toisante Kx mille hommes , la plus belle , la mieux équipée, la mleox jpUnée qu'on eût encore vue en France. Vofez Reboolet, iobredutlecie.de LouU Xir, tU, p. 43-45, é«llt 1744. in-4p. Dans pluxîeurs symboles 00 avoU représenté Louis XIV sons onne do soleil , «pii éclaire et échanÎEe. Scélérat, voleur. On appeloit autrefois maroMâcAUe une ope de gueux. Dans Ifarot on trouve le mot marame, pour lifier une prottttnée, une coquine.
Il «voit 1»i«a u« ycHX Ar rtn* d^rcnouille) , Kt »i huùl fib d*aoe mMrune, CooiBi* tn 9%.
disoit autrefois aussi fnaraïuier, pour raccrocher, seproser. AUisi dans la oonCesftion de la belle fille 1 1 Pour ce que «vent Je n*ai mie été nuarander en été . et maintenir joyeuiié. B Depuisonadit, dans un sens un peu différent , mar€tud maraude»'. Rabelais, Aar(/<in<iMi,liv. 1, cbap. vm, tl. 0, s*est servi du mot maraniifz : < Car son père hayssoit «s ces indalgos maranises comme diables. > Ce mot vient mot espagnol marrano , qui signifie proprement un chréi de race Juive ou mahométane i de là est venu le mot raud.
Digue et madrier. Ouatenjan est la corruption du mot llDdois tcatergang, mot à mot une planche atiuatique. Mais not composé ne s'emplc^c qu'au pluriel . et on a^ielle wafangen des plancltes longues et épaisses qui régnent dans le icoule pontd'eii^aut. le long dubordagc du vaisseau, ri le mot ouatergan pourroit , p ir métonymie , signifier ici ueau. M. B<»istc a inséré dans son dii'tionnaire le mot ouafan ; mais il l'oiplique par fossé bourbeux. Je doute «{ne j«- « ce mot ait en cette rij^ficaUon.
Vêtement loniié d'iuie étoile lisse.
Appeler le Castillan , Le Walon et le Flaman , Le Maure et TEuropéan ; Vous avez beau , comme un pan ', Déployer votre plumage , Et faire grand étalage De bois , de mâts, de cordage .
Et de soldats de louage ; Votre lâche paysan, Plus poltron à Tabordage- Et plus timide qu'un fan *, Tournera bientôt visage , Et sera comme im crocan.
Mandez lettres et message Chez le Goth et l'Alleman , Et dans tout le voisinage; Criez au meurtre , â l'outrage , On me pille , on me saccage ; Proposez un arbitrage , Offrez des places d'otage; Enssiez-vous pour partisan Belzcbut , Léviathan , Et les pages de Satan , Malgré votre tripotage Et votre patelinage.
Noire roi , vaillant et sage , Notre invincible sultan Ruinera ville et pacage , Mettra votre or au pillage , Vos persoimes au carcan , Et vos meubles à l'encan.
Ainsi l'on voit le milan , A travers ronce et feuillage , Fondre dessus l'ortolan , La corneille ou le faisan ; De même le cormoran Gobe dans l'eau l'éperlan, La sardine et le merlan.
Jamais le grand Taçierlan Ne fit chez le Musulman Tant de bruit ni de ravage , Lor8(|u'il vainquit le Persan , Extermina le Soudan , Et qu'il mit en esclavage L'illustre mahoiuétan Qu'il traîna dans une cage.
De son heureux mariage Avec l'infante du Tage> Doit nailre un puissant lignage , Qui portera le carnage
> Pour paon , par licence poétltpie.
* Pour faon , par licence poétique.
> Marle-ThérèK, femme de Louis XIV. fille de PliiHppr IV. roi d'Espagne, pays que le Tage arrose.
ŒUVRES DIVERSES