‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 570 sur 670 · RONDEAU REDOUBLÉ · texte numérisé non relu

RONDEAU REDOUBLÉ

Qu'un vain scrupule à ma flamme s'oppose, Je ne le puis soufTrir aucunement,

il est ëTident que La Fontaine , pour pouvoér Ibnner le mol Phi' Hibou rç , a dû écrire Calit. Sekm Ménage, dans ses notes sur les poésie» de Malherbe (seconde édition ; 1675 . in-12, p. 372). on disoitde son temps, en France comme en Kspagne, Calig ou Cadix , pour déslji^er le port célèbre qui n'est plus connu aHK>urd*hul que sous ce dernier nom.

' Lifcue fMTDée en 1607 par le prince d'Orange, qui réunissoH l'empereur, le roi d'Espagne, le Brandebourg, la Saie, l'électeur palatin , la Suéde , et presque tous les princes d'Allemagne , contre la France.

• Vauban et Cattoat éloient à ce siégea Le duc de Duras oammandoiten cheL

» Dil-neuf joun. scioo Beboulet. t II . p. 403. édit in-4o.

4 On disoit autrefub labour pour labeur ou travail , et on le dit enoure en Basse-Bretagne ; mats du temps de La Fontaine • comme aujourd'hui , le mot labour ne s'appUquoU qu'à l'agri» culture . et étoil MfDonyme de labourage.

s il commandoit pour les ennemis dans Philisbourg.

6 C'est-à-dire qu'U prétendait qu'il budroit trois mois an FFançoi* pour pouvoir prendre Philisbourg. La chamade fsl le Nigual qu«l^ hit pour demandera se rendre, soit en arborant un drapeaA«soU en battant le tamlioiir d'une certaine manièn:.

ŒUVRES DIVERSES

Bien que chacun en murmure et nous glose ; Et c'est assez pour perdre votre amant.

Si j'avoîs bruit de mauvais garnement , Vous me pourriez bannir à juste cause ; Ne rayant point , c^est sans nul fondement Qu'un vain scnipule à ma flamme s'oppose.

Que vous m'aimiez, c'est pour moi lettre close; Voire on diroit que (quelque changement A m'alléguer ces raisons vous dispose t Je ne le puis souffrir aucunement.

Bien moins pourrois vous cacher mon tourment, N'ayant pas mys au contrat cette clause; Toujours ferai l'amour ouvertement, Bien que chacun en murmure et nous glose.

Ainsi s'aimer est plus doux qu'eau de rose; SoufTrez-le donc, Phyllis; car autrement, Loin de vos yeux je vais faire une pause ; Et c'est assez pour perdre votre amant.

Pourriez-vous voir ce triste éloignement? De vos faveurs doublez plutôt la dose.

Amour ne veut tant de raisonnement :

Ce point d'honneur, ma foi , n'est autre chose Qu'un vain scrupule.

SONNETS

Opposez-vous, Olympe» à la farear des ara»'; Faites parler l'Amour, et ne permettez pas Qu'on décide sans lui le sort de tant d'éuu; Souffrez que votre hymen interpose ses chann» '.

C'est le plus digne prix dont on paisse adieter Ce bien qui ne sauroit aux mortels trop eoâter: Je sais qu'il nous faudra vous perdre en réoooipeDst

Un souverain bonheur pour Fempire françois, Ce serait cette paix avec votre présence : Mais le ciel ne foit pas tous ses dons à-la-fois.

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