‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 594 sur 670 · II. Parce tuain , ooi^iu , fletu quaaiare Juventam · texte numérisé non relu

II. Parce tuain , ooi^iu , fletu quaaiare Juventam

Fataquc mœreudo soUidtare mea.

ATiakn.

I. s'il tuffUoii aux Df4tiHs qu'tm domuft sa vie p<mr celh d'un autre , et qu'il fût possible de racheter ainsi ce que l'on aime, quel que suit le nombre d*anuées que les Parques m'ont accordé, je le donnerois avec plaisir pour vous tirer du tombeau , ma chère Homonée: mais cela ne se pouvant, ce que Je puis faire est de fui»- le jour et la présence du dieux , pour aller bientôt vous suivre le long du Styx.

■oao^LÊE.

II. O mon cher époux ! cessez de vous affliger ; ne corrompes plus la fleur de vos ans; ne fatigues plus ma destinée

ce qui s'y trouve , c'est-à-dire les parap^phes i et ii ; puis il termine rinscripUon |ar les deux vers tpii soot à la fin de la o)lonne gravée à drollr» et qui forment le paragraphe n* ▼. >om iM' (liH^orten»!!!» (loiut ici sur i:«*}»di'u\ nianièresde lire cette InMrriptiitii ; ikmia n'ciamiiienms \wi non plus si on ne pourrait \ïM eu ail4»pter une troisième» eu coanidérant comme deux iaNcripliiiiM dbUncti's ce qui est gravé sur chacun des côtés du tombeau : noiu devons seulement repniduire cette iibtcripUoii telle que notre auteur Ta tue et traduite, en ^Nitant le Utre «pi'il avoit oud-» de tlonner. et eu disposant les traductions en ▼en et |>roHo de manière à ce qn'on puisse |>liis tacitement le» conqwinT à l'ongiail.

ŒUVRES DIVERSES

La Parque et le Destin, déités inflexibles. Mettez fin à des plears qui ne les touchent point : Je ne suis plus; tout tend à ce suprême point Ainsi nul accident, par des coups si sensibles, Ne vienne à l'avenir traverser vos plaisirs ! Ainsi rOlympe entier s'accorde à vos désirs ; Veuille enfin Atropos au cours de votre vie Ajouter l'étendue à la mienne ravie !

m. Et toi , passant tranquille, apprends quels sont Daigne ici t'arréter un moment à les lire, [nos maux ;

rv. Celle qui, préférée aux partis les plus hauts, Sur le cœur d'Atimète acquit un doux empire , Qui tenoit de Vénus la beauté de ses traits , De Pallas son savoir, des Grâces ses attraits, Gît sous ce peu d'espace en la tombe enserrée. Vingt soleils n'avoient pas ma carrière éclairée , Le sort jeta sur moi ses envieuses mains; C'est Atimète seul qui foit que je m'en plains. Ma mort m'afflige moins que sa douleur amère.

Nil prosunt lacrym» , nec possimt bta moveri : viximus , hic omnes exitixs iinas habet

Parce, ita non iinquain simiiem experiare dolorem. Et fàveant votis numina cuncta tuis !

Quodque mihi eripait mon iinmatara Juvents , Hoc tibi victuro proroget ulterios.

m. Tu (pii secura procedis mente, paramper Siste gradom , qneao , verbaque pauca lege.

IV. nia ego qus Claris fueram prxiata puellis, Hoc Uomoncea brevi condita sum tumulo.

Cui formam Paphie , Charités tribuere decorem . Quam Pallas cunctis ai'tibiLs crudiil.

Nondum bis dcnos aetas mea viderai aonos . Injecere manus invida fata mihi.

Nec pro me queror hoc : mihi morte est tristius ipsa . Mœror Atimeti coi\jugis iiie mihi.

par des plaintes continuelles : toutes les larmes sont ici vaines : on ne sauroit émouvoir la Parque ; me voilà morte ; chacun arrive à ce terme là. Cessez donc , encore une fois : ainsi puissicz-vous ne sentir jamais une semblable douleur ! Ainsi tous les dieux soient favorables à vos souhaits ! Et veuille la Parque ajouter à votre vie ce qu'elle a ravi à la mienne !

m. Et toi qui passes tranquillement , arrête ici, je te prie , un moment pu deux , afin de lire ce peu de mots.

IV. Mol, cette nonumée que préféra Atimète à des filles considérables ; moi , à qui y ému donna la beauté, les grâces , et les agi'éments : qus Pallas enfin avoit instruite dans tous les arts , me voilà ici renfermée dans un tnonument de peu d'espace. Je n'avoispas encore vingt ans quand le sort jeta ses mains envieuses sur ma personne. Ce n'est pas pour moi que je m'en plains, c'est pour mon inari , de qui la dotdeur m'est plus difficile à supporter que ma propre mort.

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