‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 611 sur 670 · LE PROCUREUR-GÉNÉRAL DU PARLEMENT · texte numérisé non relu

LE PROCUREUR-GÉNÉRAL DU PARLEMENT

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ll.irhy, fSvori «le Thémîs, Açréex ce recueil, ouvre de deux amis; L'un a pour prolcrleur Ir il^on liu Pimasse, L'imtre de )n tribune étale tous lei Init» :

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ŒUVRES DIVERSES

Donaez-leur chfez vous quelque place,

Qui les distingue pour jamais.

Ils vous présentent leur ouvrage :

Je me suis chargé de l'hommage;

Iris' m'en a l'ordre prescrit.

Voici ses propres mots , si j'ai bonne mémoire : « Acanthe, le public à vos vers applaudit;

C'est quelque chose : mais la gloire

Ne compte pas toujours les voix;

Elle les pèse quelquefois.

Ayez celle d'Harlay , lui seul est un théâtre.

Veuille Phébus et Jupiter

Qu'il trouve en vous un peu de l'air

Des anciens qu'il idolâtre !

Vous pourrez en passant louer, m'a-t-elle dit,

La fînesse de son esprit

Et la sagesse de son ame ;

Mais , en passant , je vous le dis. »

Cette Iris, Hariay, c'est la dame

A qui j'ai deux temples bâtis ,

L'un dans mon cœur, l'autre en mon livre :

Puisse le dernier assez vivre

Pour mériter que l'univers

Dise un jour, en voyant mes vers :

Cette œuvre est de belle structure !

Qu'en pensoit Hariay ? car on sait

Que l'art, aidé de la nature ,

Avoit rendu son goût parfait.

Taurois ici lieu de m'étendre ; Mais que serviroit-il ? vous vous armez le cœur Contre tous les appas d'un propos enchanteur : L'éloge qui pourroil par ses traits vous surprendre

Seroit d'un habile orateur.

Cicéron, Platon, Démostliènes ,

Ornements de Rome et d'Athènes , N'en viendroient pas à bout. Platon par ses douceurs Vous pourroit amuser un moment , je l'avoue;

C'est le plus grand des amuseurs.

Que Cicéron blâme ou qu'il loue.

C'est le plus disert des parleurs.

L'ennemi de Philippe^ est semblable au tonnerre;

Il frappe, il surprend, il atterre :

Cet homme et la raison, à mon sens, ne sont qu'un. Vous avez avec lui ce point-là de commun. Le privilège est beau , d'autant plus qu'il est rare : Pendant qu'un peuple entier de la raison s'égare. Cette fille du ciel ne bouge de chez vous;

* Madame de La Sablière. Elie engagea notre poète à dédier ce volume au procureur-général , qui s'étoit montré le bienfaiteur de La Fontaine en se chargeant de son lils.

a Le second volume du recaeil conlenoit la traduction des trois Philippiques de Démosthénc , une oraison de Cicéron contre Verres, et des dialogues de Platon.

Elle y plaça son temple arec sa sœnr Aatrée: La crainte et le respect ont forgé les nreo»

De cette demeure sacrée.

Non qu'on n'y puisse entrer ainsi qae diezksdn Au moindre des mortels la porte en est ouverte; Nos vœux y sont ouïs, notre plainte soufferte: L'équité sort toujours contente de ces lieux. Que si la passion où l'intérêt nous plonge Fait que quelque client y mène le mensonge, Le mensonge n'y peut imposer à vos yeux,

De quelque adresse qu'il se pique'.

Souffrez ces vérités; et dans vos soins liivers

Quittez un peu la république

Pour notre prose et pour nos vers.

Ce n*est pas assez , monseigneur, de voasè dier en vers les derniers fruits de nos ?elB Gomme il y a un volume sans poésies (ecca le plus digne de vous être offert ) , j'ai cni fi je vou$ devois confirmer ses hommages eia langue qui lui convînt. Je vous offre donc» core une fois les traductions de monami^eii nom de leur auteur et au mien : car je (fisps de ce qui est à lui , comme s'il étoit à moi-mte Il ne s'agit pas ici seulement des suffrages f vous nous pouvez procurer à Tun et à Futt mais de ceux qu'on ne peut refuser sans nj» lice à des chefe-d'œuvre de l'antiquité. Dsll iaçon que le traducteur les a rendus, il «i sera facile d y remarquer trois différents c» tères , tous trois si beaux qu'en tout Ten^ de rëloquence , lequel est d'une si grande» due, il n'y en a point qii'on leur puisse» parer. Us méritent également que Ton hé mire ; et c'est ce qui me semble de men^Skn quoiqu'on sache que l'éloquence a trouvé le* cret de plaire sous mille formes. Le inrt* plaire ne dit pas assez : Platon , Démosthan et Cicéron, vont bien au-delà; ils enlèwi* toujours les esprits, bien que ces grands!» mes n'aient pas chez nous les avantages qii avoieni en ces heureux siècles où ils oniw» et quoique peut-être le goût du nôtre soi* feVent. De déterminer précisément quicksw le doit emporter, je ne le croîs pas posaUe:» a-l-il quelqu'un d'assez hardi pour jugire* eux de la préférence? Vous protégerez, jeii

« • llarlay. «lit Saint-Simon {Mémoires , t X . p. Het*. ëtoit un |>etit homme à visage à losan^ , le nei grand «^1 lin. des yeux de vautour qui semblaient dévorer ks^'l |)crcer les murailles. *

ÉPITRES DËDICATOIRES.

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