‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 610 sur 670 · MONSEIGNEUR LE DUC DE GUISE · texte numérisé non relu

MONSEIGNEUR LE DUC DE GUISE

EN LUI DEDIANT UN RECUEIL QUI A POUR THU: Fables nùwoellet et autres poéncM,

iMPRiai k wkvê su 1671.

MONSEIGNEUR

Ces dernières fables, et les autres piècaqc j'y ai jointes , sont un tribut dont je ra'aoqolfe envers votre altesse. Car, sans dire que m êtes maître de mon loisir et de tous les momeM de ma vie , puisqu'ils appartiennent à Tangoi et sage princesse* qui vous a cru digne dp p» séder Thérilière de ses vertus', vous avez re^i mes premiers respects d*une manière si oii' géante que je me suis moi-même donné àvw avant que de vous dédier ces ouvrages. Ki k livre ni la personne ne sont des dons qui doivnt être considérés. C'est en quoi je me loue da?» tage de votre accueil; il m'a fait l'honneur A me demander une chose de peu de prix; je h lui ai accordée dès l'abord : vous exercez si les cœurs une violence à laquelle il est imp»sible de résister. Ce témoignage vous sera râà par des bouches plus éloquentes que n'est h

> Loni9-Jasq)h de Lorraine , duc de Gaisc , né le 7 «èllfli mourut à Paris, de la petite-vérole, le S juiUel 1671, à Pi^r* vingt-im ans; ou trois mois après la publicalion du xtàm que La Fontaine lui avoit dédié, et dont le privUèiKe prafe^l fut achevé d'imprimer i>our la première Tais le 12 nun ICI Voyez Vffhtoire de la vie et des ouvrages de La FPatmt. troisième édition, l824,in-8o, p. 206.

3 Marguerite de Lorraine de Vaudemont . alon datte douairière d'Orléans, et mère de la duchesse de GuiK.

3 Mademoiselle d'Alençon. Voyez , pour ce qui la oonoivci-dessus , p. 576, et V Histoire de la vie et des OHvragadtJA Fimtaine, 1824, in-S», p. 156.

ÉPlTliES DÉDICATOIRES.

liennc : je ne Tais pas même de Joule que vous 'occupiez un jour luules celles île la Rcnom-

; elle en aitend les occasions avec une imllience qui marque bien ce que vos belles ilîlés et voli'C naissance lui ont promis : pen- Btque les asti'es les lui préparent, peimetlez e je loucbc légèrement aux prémices de votre

T. Le Parnasse fait peu de dons qui ne lent accompagnas dt- ccr oncens que les dieux éfèrent à la ricbessv des Ifuiples et des of-

tdes. Votre altesse le connoitra dans la suite I ses années mieux que personne ne l'a connu ; je vous liendrois malheureux si , vous devant e si familier, il ne vous ctoîi pas agréable. Oui, monseigneur, je le répète encore une Ib, il n'y a sorte de louanges où vous ne puis- | K aspirer : la grandeur et le haut mérite vous irironnent de toutes parts , soit que vous poi^ K les yeux sur vousnnéme , soit que vous les itournicz sur la longue suite de ces héi'os iloni

i descendez, et qui vivront éleruelleinent pw la mémoire des hommes. L'im arrête les «ans et les légions d'un grand empereur ; et r son bel ordre, par sa conduite, par son nrage , malgré les attaques de cent mille eom- Is, il conserve deux ou trois provinces,

; une ville impériale; ville que l'on tenoit ur perdue, et qui, dèsles premiers jours de I siège, éluil menacée d'une disette de toute D6e. L'autre remet sous la puissance des lis la is importante place de nos frontières , faisabt t sept jours une con<)uâtc qui avoil L'ouïe des Li nos anciens ennemis, et qui sétoit afrmie entre leurs mains [lar une [tosstrssiou de -^ de trois siècles. L'n autre rassemble en lui

)ue la prudence humaine, la piété, les vertus orales et politiques ont de pr<^<:ieux : et tous I rendant maîtres descwurs par cent qualiu-s réablesel bienfaisantes.cequî est l'empire I inonde lu plus souhaîiablo . ils sont nés enreavcc une certaine élo<|uence pai' laquelle I régnent sur les esprits. La fortune K« a fait rquelquefois dans la carrièrede l'adverlé : cette volage et perfide amie leur a pu i-avii- Bdtgnitês et dts biens; mais il n'ajamais été I son pouvoir de leur àter la valeur, la ferleté dame, ni l'accortise, ni enfin tous ces aires dons que vous tenez d'eux , et qui sont llus votre patrimoine que le nwn même que

vous portez. Tout le monde avoue, monseigneur, que vous êtes digne de le porter. Votre ' altesse n'a pas manqué d'en donner des preuves aussitôt que l'occasion s'en est présentée. Oo ' n'a jamais remarqué plus d'amour de gloire, ni moins de crainte pour le péril en une u grande jeunesse*. Ce que je dis a paru aux yeux d'un monarque qui connolt par lui le véritable mérite. L'envie de répondre aux faveurs de son alliance, pour laquelle les maîtres de l'Europe soupirent tous, l'émulation et l'exentple de vos ancêtres, mais plus que ces choses, le témoignage de notre prince, tout ce^a, dî»- j je, vous servira d'aiguillon pour courir aux ac- I lions héroïques. Après que j'aurai loué les ( charmes de votre personne, celle dvtlltéenga- i géante, et qui ne laisse pas d'avoir un air de grandeur, ces manières si gracieuses , je louerai en vous les semences de la vertu, ou plutAtj'eu louerai des fruits abondants, pour peu que le ciel accorde de terme .'i mes jours et me donne de loisir de vous témoigner avec combien de zèle je suis, etc.

A MONSEIGNEUR

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