LETTRES
bailler une indemnité de votre garantie par M. de Yiliemontëe, mon beau-frère, ou bi(>n par qui il vous plaira; et cela sei*a bien de la sorte. Je vous prie aussi , si on vous en éciil , cle mander la même chose.
Quand vous aurez l'argent entre vos mains , mon père vous prie de lui en prêter 4,500 liv. pour rachelcr partie d'une rente qu*il doit conjointement avec ma sœur aux héritiers de Ml Pidoux'; moyennant quoi il sera déchar{][é de la
' garantie. Du reste , ma s<rur vous en entretiendra si vous voulez , et vous ne sauriez mieux faire valoir votre argent. Premièrement je me
I contenterai de riniérét sur, et tant moins (Fautant de la pension que vous savez ; et puis après la mort de mon père je vous rembourserai infailliblement , et vous donnerai ensuite une partie considérable de ce qui me restera, aux conditions que je vous ai dites.
Je vous écris de Ueims , ou je suis chez MM. de Slaucroix, attendant voti'e ré|)onse sur tous ces points. i.e messager qui vous porte celle-ci part aujourd'hui lundi : vous pourrez, si vous en voulez prendre la peine , me r(*crir»<mercredi ; il ne faut que demander le messager de Reims , sur le pont Kolre-Dame , ou écrire par la poste de Champagne , et adresser les lettres à M. de La Fuuta'mc, cba J/. de Muucroia:, chanoine à Ikims, Le plus tôt sera le meilleur : car le marchand de Chàlons attend votre réponse pour vous porter l'argent. La copie de Tobligalion (|iieJ4'vous envoie est de la main (ht M. de Maiicroix, à cause (|ue le messager mv pressoit. Je vous prie très humblement de me faire réiK)nse au plus tôt, et suis,