‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 620 sur 670 · I. — A M. JANNART · texte numérisé non relu

I. — A M. JANNART

A Reiras, ce lundi 14 février f65().

MONSIFXR MON ONCLE ,

J'ai enfin vendu ma ferme de Damar, moyennant 19,111 liv. , à mon beau-frère4 ; c'esl-ù-

* François de La Fayctlc, abl)é de I)alon, qui étoit oiicle du mari de ina<iame de La Fayette. U avoit t^té nommé évétiiic en f627, et mourut le .*> mai 1676. à Tâgc de (juntre-viii^-six ans. Voyez le Gailia chrUtiuna , f 720 , in-fol. , t. U , p. MI-543.

> Beaucou|i de femmes du commmi.

3 U y a un Saint-Mémin dans le di^i>artcment de rAube , ou en Cliampagne» près de Méry-Mir-Seine; un autre dans le département de la CCilc - d'Or, près de Vittcaui. Mais ni l'un ni l'autre de ces cantons ne produi<M>nt de vins nmscals; et les autres Saint- Mémin qui se trouvent en France sont dans des provinces peu rcnonunées par leur vin. Il est probable que La Fontaine, qui étoit Chanq génois, fait ici allusion au Saint- Méndn de Champagne : et le mot muscat est pris au figuré pour si^nûfier un vin exquis.

4 Louis lléricart, qui remplaça son père dam la charge de

dire qu'il a fait échange avec moi de son bia de Ghâtillon , qu'il a promis par un acte séfan de me foire valoir 10,600 liv. , m'a baillé SliEr., m'a fait une promesse , payable dans unis mois, de 1,500 liv. ; et du surplus» montanl à 7,000, il m'a fait constitution. Ainsi il a £da que j'aie vendu le bien de Châtillon, œ qui non a fait une difficulté; car celui qui l'a acheté a dit qu'il vouloit que quelqu'un s'obligeit à h garantie et entretènement de la vendilioii'qtt' je lui faisois, jusqu'à ce que mademoiselle de La Fontaine* eût l'âge et eût ratifié. J'en ai parlé à M. Hcricart, mon beau-frère, qui s'en est eicusé, et a dit que, s'il intervenoit à ladite vndition , l'échange parottroil simulé, et que oh lui feroit tort pour les lods et ventes. Tai ai qu'il vouloit peut-élre laisser cet obstacle, afii de se dédire ; et, ayant reçu depuis peu une lettre de M. Faur, où je ne trouvois pas mao compte à beaucoup près , j'ai cru qu'il lalkit

achever l'affaire à quelque prix que ce fût^

Au marchand qui vous portera 3,000 écus^ci vous demandera votre gai*antie, s'il eût voulu de celle de M. de Y illemon tée ^ et de ma sœur, je ne vous aurois pas importuné de cela ; mais Q a dit qu'il ne les connoissoit pas. Pour mon père, il en vouloit bien ; mais je ne romps jamais h télc à mon père de mes affaires. Je dirai 3 M. BcUenger^cl ù mon beau-frère que jevoa* fais toucher l'argent de ladite vendiliou po6r votre sûreté, en attendant que je vous aie faii

lieutenant civil et criminel do La Ferté-UiloD. l\ éiiooa.ir 13 novembre IG42, Catherine Brllenf;er.

' Le mot rcncIUioH, selon Mcot . si^iilie un contrat de ^Att fait mus la condition que le vendeur ne «'oblige ipi'à reoffat^ prix de la vente , en cas d'éviction. Voyez Thrétor tU In /<•> gue frutiçoy,se, 1606, p. 833.

« 11 s'agit ici de ta feuune de La Fontaine. La majorité nr toit alors acquise qu'A l'âjçe de vin^t • cinq an», Madanietle Li Fontaine, en lai supposant vingt -quab-e ans en 1656. a dl naitre en 1652; et k la fin de 1647, ëiiûiiuc de son mariage, th n'avoit {MU encore seize ans rérdiis.

> U manque ici une partie de la lettre.

4 M. de Vllleniontée avoit épousé la Kœur de La FootaiiK. U fomiUe de Villemontéc jouissait de beaucoup de considénii-A- On voit un M. de VUlemonlée conjieiller d'état . iniiiuiut k la ju»ticc de Poitou. Sainton^e et Auguamois . que le caniivi de Aichriieu eslimoit beaucoup. H fut chargé en IbôS Ue fiiRfier les (lifTt rends ipii »*étoient élevés entre le duc d'Kpimivi rt M. de Sourdis, arclievctpic de Bordeaux. Voyc» ViJhiM>- ^■ duc d'Épi' mon, par Girard; Paris, 1653, in-Ioliu. ,>.-i' communiquée par M. lUomnerqué,)

s Pi-oUablement le beau-père du bean-frère de La Foolaitf ou de Louis lléricart . qui avoàt épousé une Bcllcogn-.

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