‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 626 sur 670 · V. — AU MEME · texte numérisé non relu

V. — AU MEME

ACliaùry ( Château-Thierry) , ce 26 mars l€5S.

Monsieur mon oncle ,

Vous ne recevrez point encore par cel ont naire la lettre de mon père; il est toujutiR malade, et a été saigné encore une fois. Ceoesi pourtant pas chose foit dangereuse*. Dès qui sera en meilleur état, il ne manquera pastk vous écrire louchant l'affaire de ma sœur.quî vous prie d'achever au plus tôt , si vos afl'air» vous le permettent.

I C'ot-à-fHrc madimc de La Fnntainc . sa femme.

« Opi'inlaiit Cliarles de La Fontaine .'iKtc de nolP» pu* mourut i>eii d<» joiiro après. On en parle comme il'undridi dans iiiic transaction passée eiitrc Ji^an et Claiido de LiF-i' taiiic). devant Beliert notaire k ChîUeau - Tliierrv, leinmpc 24 avril tCyig. { Soie cottwwniquéf à i'éditeur pnr .V. Yftmrrqud.)

LETTRES A DIVERS

Je vous écrivis au long, mardi dernier, touchant votre ferme des Aidnes-Bouillans ; par celle-ci vous trouverez bon (|ue je fasse le solliciteur, et vous recommande une affaire où madame de Pont-de-Bourg a intéi*et. Je n'ai pas l'honneur d'être connu d'elle; mais quantité de personnes de mérite prennent part à ses intérêts. Je suis prié de vous en écrire de si bonne part, qu'il a fallu mal^jré moi vous être importun , si c'est vous être importun que de vous solliciter pour une dame de qualité qui a une parfaitement l)elie lille'. J'ai vu le temps que vous vous laissiez toucher à ces choses , et ce temps n'est paséioi{pié : c'est pourquoi j'espère que vous interpréterez les lois en faveur de madame de Pont-de-Bourg. Vous en aurez des remerciements de l'académie*; mais je les compte 3 pour rien, en comparaison de ceux que vous fera cette belle fille , dont la Ixauté doit être fort éloquente de la façon qu'on me Ta dépeinte.

J'irai a Paris devant la fin du carême , et peut-être devant la fin de la semaine oii nous allons entrer : ce sera pour aviser avec vous au moyen de terminer notre affaire. Mademoiselle de La Fontaine Ins presse : ce n'est pas qu'elle soit plus mal qu'elle étoit il y a six mois; mais il est bon d'assurer la chose au plus tôt. J'y ai un intérêt trop {jrand i)Our la laisser plus lon{][-temps au hasard, outre que mademoiselle de 1^ Fontaine ne veut pas faire ù Paris un Ion{][ séjour, et sera bien aise de trouver les affaires toutes disposées. Avec votre permission ,

' On lit dans Im inaniLscrils tlo Conrnrt. t. l.\ , p. 1239. di' ▼en dicUim sur difft'reiiti.'H i>erM>iiiif>s. à cuniinmccr parle roi et la n'iiie. l\ n'vn trouve un ap|ilu|Ut^ k iiiadcniulsirllc de Pontde-B<iiir:{ : ■ Serii' la iii.iiii. et ilÏ!» ipic (ii no Uenirîrn. »

* Ceci fait allusion k untr n^union de licau\ csprîti qui avuit lieu à Cliàteau-Tliierry, et qui s'intilulnit Vacudémie, Les femnies n'en (ïtuient |iuiiit exchm: et celle acadi'ndc set4»it pmlMblrnient b>i-nifS* miuh le** auitpic^eHdc la duelieKse de Bouil- Ion. nai'iiie, dan» une lettre éeritu à iHrtre |ioëte , ei ilatèc du if! juillet Utfii. lui dit : « Iteuviiyei-niui celte Ui^atelle des « Bains dv. f rnus , et niamlez ce qu'en [K'use v«itn* académie « de CliAteau-Thlrrry. Mir-loiit niadeinoiM^lle de La Fimlaine. • {ia:urret de lincine, édition di' L<fcvre. IHiO, in-8o* t. VI, p. 150. ^

> La Fonlaine a érrit nmU |Miur romptr . ce qui nVtnit pas une faute alurs. a ra|i|iui de^t preuTes que j'ai doiniées ci-drsmUf\uG2S. tmV^ 4. j'ajouterai un eieniplc reinartpialile ipie jiir foiinilt U reLilion onieielli: fie l'entrée du mi et de la nine le* '2m août IdM . iuipniiK'v par Petit . impriim-ur du roi . et [lar mdre de la ville de Tarit. IG(J2. in-foUu; À U {M^'e 17 on y IriHue rcl intitulé . ou groMv» cafritale»: oIasibu dks co?ite/»

mademoiselle Jannart aura i)0ur agréables mes très humbles baisemains.

Je suis ,

MO^SIEUn MON ONCLE ,

Votre très humUc et trtn obéisuai serviteur. DE LA FONTAINE.

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