‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 628 sur 670 · VIL — AU MEME · texte numérisé non relu

VIL — AU MEME

AGbaûry(Chàteaa-ThieiTy),ce l«r février 1659.

Monsieur mon oncle ,

Ce qu'on vous a mandé de Tcmprunt et du jeu est très faux : si vous Taviez cru , il me semble que vous ne pouviez moins que de m'en feire la réprimande ; je la mcritois bien par le respect que j'ai pour vous, et par FafFection que vous m'avez toujours tcmoi{^ée. J*esf>ère qu'une autre fois vous vous mettrez plus fort en colère, et que, s il m'arrive de perdre mon argent, vous n'en rirez point. Mademoiselle de La Fontaine ne sait nullement bon gré à ce donneur de faux avis, qui est aussi mauvais politique qu'intéressé. Notre séparation peut avoir fait quelque bruit à La Fcrté*; mais elle n'en a pas fait beaucoup à Cliàteau-Thierry, et personne n'a cru que cela fût nécessaire.

J'ai fait une sommation pour recevoir l'annuel , mais je n'ai point consigné; mandez-moi s'il est encore temps. La commission dont je vous ai écrit est une excellente affaire pour le profit , et je ne suis pas assez ambitieux pour ne courir qu'après les honneurs; quand Tun et l'autre se renconlrcMont ensemble, je ne les rejetterai pas : cependant, dès que Nacc]uart fera un tour à Ghàtcau-Thierry, je lui ferai la proposition, sauf de m'en rapporter à vous touchant le choix.

J'espère qu'aujourd'hui votre échange avec Madame de riloiel-Dieu sera bien avancé ; je suis sur le point d'en faire encore un. M. de La Place me doit un surcens de trois sciiers et mine de blé , et deux sctiers d'avoine ; le

> On lit dans l'original Chaûnj pour Château-Thierry. La Fontaine nYcrit jamais autn>ment.

* l\ 8'a^it ici (l'une Néftaration (|uanl aux biens. Dans l'acte de vente de la maison «(u'ils possédoicut à Château -Thierry, en date du 2 janvier 1676 . La Fontaine et sa femme y figurent comme 8ë|>arés quant aui biens. Voyez V Histoire de ia vie et des ouvrages de La Fontaine , troisldme édition ,1824, in-8o, p. 96 et 900.

surcens est assis sur dix arpents de terre qui sont à la porte d'une de ses fermes. Il me m donner en échange dix autres arpents , enfermés dans vos terres de la Trueterie. Je tr«n« la chose à propos ; mais il faut qu'elle se &» sous votre nom, et auparavant il faudroiiqK je vous eusse cédé le surcens : il me semble qs cela se peut foire par procuration, etqil n'est pas besoin d'attendre un voyage de M pour cela. Suivant ce que tous m'en mandent j'enverrai mémoire.

Si vous n'avez trouvé à troquer vos terre de Clignon , H. Oudan , de Reims » s'enSGO» modéra avec vous, et vous donnera de l'arpei ou des terres dans la prairie. Si TaHàire A tampes se faîsoit, je vous conseiUeroisdeck» sir des terres.

Vous ne me mandez rien touchaiit le ndâ que j'ai fait de vos rentes sous seing prini; je ne l'ai pas voulu faire par-devant notaire « avoir auparavant votre avis, à caube'desioè et ventes : souvenez - vous , s'il vous pbti, k m'en écrire.

Je suis f

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