XV. — A M. BAFOY
INTEHDANT DES AFFAIRES DE SON ALTESSE MONSEIGNEUR LE DUC DE BOUILLON, A PARIS.
A Reins, ce l'iepleoUire 1666.
Monsieur ,
Voici le temps de faire nos ventes venu. Nous avons sursis l'exploitation de celles de l'an passé , par déférence aux volontés de son altesse, et à ce que son conseil avoit exigé de nous. Ainsi il y a tantôt deux ans que nous ne touchons rien de nos charges. Je m'adresse i vous plutôt qu'à pas un autre , sachant très bien que vous êtes pour la justice, et vous supplie , en mon particulier, et au nom de tous les officiers, de considérer qu'il n'y en a pas un de nous qui puisse ainsi attendre la jouissance de son revenu sans une extrême inconn niodiié. Je ne crois pas que son altesse veuille que des gens qui ont eu assez de respect pour ne se pas vouloir servir de leurs arrêts soient
réduits a ne pouvoir subsister, ni qu'elle veuille qtie nous soyons plus malheureux que tous ses autres sujets. Je vous prie, monsieur, de faire savoir à H. de Yivaretz l'ordre que le conseil de son altesse prétend y mettre. Quoi qu*il arrive, je serai toujours,
OEUVRES DIVERSES
à Château-Thierry. II est fort aisé à M. de U Haye de satisfaire à cet ordre ; car , outre qil a beaucoup d'esprit ,
MONSIEUR
Votre très humble et très obéissant senrjteiir , DE LA FONTAINE.