‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 645 sur 670 · A M»« LA DUCHESSE DE BOUILL · texte numérisé non relu

A M»« LA DUCHESSE DE BOUILL

Paris. — Novembre liK.

Madame , Nous commençons ici de murmurer coiHre les Anglois , de ce qu'ils vous retiennent si Iûb(-

< Bfadame de La Sablière et madame d'Henrart.

> Ue Bonrepaux , après le traité concla ea décembrr HK reviut en effet à Paris ; mais il retourna encore k Lotis en «688.

3 Boileaii . dans ses lettres à Racine , en date des ISet I7k1l parle au contraire de cette maladie de M. Hessein OHDiM^fi^ très grave. Fagon la guérit avec du quinquina. M. UesidicW le frère de madame de La Sablière, et U aimoit leilaaaK > disputer que Boileau recommandoit à Racine de ne f»' mettre en route avec lui ayant un mal de gorge : do rak' ètoit l'ami sincère des deux poètes. Voyez les OEmtrtsittit cine, Paris, Lefèvre, «820, t VI, p. |74 . 179 et «87.

4 C'est le pluriel de Saint-Dié . que La Fontaine . pli» W nomme son fidèle Achate.

5 C'est d'après laulographe même de L.a Fontaine . qe''«

LETTRES K DIVERS

■I temps. Je suis d'avis qu'ils vous rendenl ù la H PifiDce avant la tin de l'automne, et qu'en m ^diange nous leur donnions deux ou trois Iles ■^dans l'Océan. S'il ne s'agissoit que de ma satis- ^Bhction, je leur cederois tout l'Océan même, ^■bïs peut-^tre avons-nous plus de sujet d« Hbous plaindre de votre sœur que de l'AnglefÊom. On ne quitte pas madame la duchesse Hazarin comme l'on voudroil'. Vous êtes toutes deux environnées de ce (|ui fait oublier le reste du monde, c'esl-à-dire d'enchantements ei de grâces de toutes sortes.

■ Moins d"Ainonrs . île Ris , cl rie Jeui .

■ Cortège de \taia , idliciloicut pour elle , i Dam rr dlITérFDt ai fameut

Où rnn dMara la plus belle ^ 1.0 dée»e dcj ifrr^iiKDii.

' Cflle aui ;eu\ blnn , celle ai|i bran bbaoi .

h Furent an Iribuiinl par Meirura coDduîIes. [j Clitcuae ëlala tes laleab.

^ S le niïme riélwt reiuiiisnil en nia Iriiipi ,

Le procta auroit d'aulrei auilea , " Et Tout , et TQlre wFur. emporteriei le prii Il Sur lei cliepte* de Pirii.

Tout lei ciloyeiu d'AniallHuilo Aitroteal beau parier paurCtpri»:

Car Tona avei , telon mon compte , Plus d'Amonn , de Jeni, et d« Rb.

Vous eicdlet en mille chotea :

Faw portci en lam lieui la joie «t la plaîiin : fkns en dît climat! iDConaui aui ii^phyn,

Lei rhnmiit se rôtiront de rosei.

hii .comineaucun bnnbeur n'eslrontlant dant son coure. Qciel<iuei noin aquilont truulileiil de fi beaui junrs. C'eat la que TOUS uvei lâmiiiuaer du muraiie : Vout eufO)ei aux veols ca Ucheut louveiiir. ^no» avci cent sccrela pour coniliallre l'oraeet ue n'eu atiei-ious uii qui le làl pn^vcnlr I

On m'a mandé que votre atlesse étoil admîie de tous les Anglois, et pour l'esprit, cl [>ui' les mani^n», et pour mille qualités ({ui w

K aoM ivuu ni# le iFilr de retieirarr.

au iiii>ls lie décembre iSTs i elle n'en lorUt plu. Le roi a II lui Bl uue penilon de qualie mille llvrra ulerllnf. itmitnpluiiqiulUMes, Iwir^nMreiWaogen.lHbaniei plu IlIuMrei et du pJoi baut rang . trtquaitiilenl u

H petite cour ht» Œuvra de or fpbtluel Artiiln •eut dei plu* |iellu» partlculaiili!* de cette beaol' 1^ tnii qui cotnp(Ho««n( h «Kleu hiblturHe

«bain, w* perroquet!. ietinlDii. m inHilH.inn pwe.etmn

sont trouvées de leur goût". Cela vous est d'au- J tant plus glorieux que les Anglois ne sont pu] de fort grands admirateurs. Je me suis seule- 1 ment aperçu qu'ils connaissent le vrai méiite, , et en sont loueliés.

Votre pbilosoplie a été bien étonné quand o lui a dit que Descaries n'étoil pas l'inventeur ^ de ce système que nous appelons la macliiae des animaux , et qu'un Espagnol l'avoit prévenu '. Cependant , quaud on ne lui en auroit point apporté de preuves , je ne laisseruis pas de le croire , et ne sais que les Espagnols qui pussent bâtir un château tel que celui-là. Tous les jours je découvre ainsi quelque opinion de Descarte» répandue de calé et d'autre dans les ouvrages des anciens, comme cdle-ei : Qu'il n'y a jHiiat de couleurs au monde ; ce ne sont que de différents effets de la lumière sur de différentes'! superficies'. Adieu les lis et les rosi's de nOA 1 Aniintes. Il n'y a ni peau bbndie ni cheveux J noii's; nuire passion n'a pour fiiDdementqu'unf corps sans couleur. Kt après cela, je ferai defcl vers pour la principale beauté des femmes!

Ceux qui ne seront pas sufKsamment infor? mes de ce que sait votre altesse , et de ce qu'élis 1 voudroil savoir sans se donner d'autres [)eines que d'en entendre parItT à table, me croiront peu judicieux de vous entretenir ainsi de pliîlosophte; mais je leur apprends que loules sortes de sujets vous conviennent, aussi bien que toutes sortes de livres , pourvu qu'ils soiey j bons.

Nul auteur de iriioin ii'nl ignore deinuiii

L'ftcct* leur ml penult à luu*.

Pemlanl qu'on Ut leiin icn, tOËchicnionl licau «ébattra *i j

• Saint-Simun, dant H« aimotaUMn mit le jamnaJ di 0iw^ f jua.xnpludaleilu 30 Juin 17) t . ]aar de 11 mort d clieae de Bouillon, dit.no plrlanld'elkii CVtoll 11 Pirli «t tle> Ileui w elle tut nOén. .

• Bifle 'Tr4t lonoocé cela djiu ki youpttlii de I bUgur ilrtlrUrri. mm IBM. art. Il, i^lfl: raato 11 eeiieuKrUciaduuHn (Mctbmnufrv. vt pereln.p. TMIilon de 17» . to-ldlo. voim tMtmm . p. «t.

•Voyat ce H(|rtDiiteni. tudmchu iiv l'oiigint d*t dl^ifl toiaitrtft ollrihKétt ona mnâemtt. i.h. tiii , 1. I p, I"" M. Li tiTKaft . dam une note de la IndueDun de Laer (1.11. p.tlt.AHt. de l'un m, [»«>). a tOm MabH ha dll rencn qui eibtcnt enbe lei Ui^odei dei iMlXM et n-llw i ntodenwi «nr le phénomène de 11 vMon.

t Chaullru tcrlrnit k la diirhPMi de Bnulllm : • Vwn ii pitutje itU» queKn'iidlmudniUan. et U tnutfiul preodre Hniiruiill i Mir> poiir UUr. ilp> i<pltlpliiii . >■ tr«u iixil

isa

Youi mettez les holas ' en écontant l'auteur. Tous égalez ce dictateur Qui dictoit tout d'un temps à quatre.

G'étoit, ce me semble , Jules César : il feîsoit à-la-fois quatre dépêches sur quatre matières différentes. Vous ne lui devez rien de ce côtéià ; et il me souvient qu'un matin , vous lisant des vers , je vous trouvai en même temps attentive à ma lecture et à trois querelles d*anin)aux. n est vrai qu1Is étoient sur le point de s étrangler : Jupiter le conciliateur n*y auroit fait oenvre. Qu'on juge par- là , madame , jusqu'où votre imagination peut aller quand il n'y a rien qui la détourne. Vous jugez de mille sortes d'ouvrages, et en jugez bien.

Vmm sarei dispewer à propoi votre estime i Le pitbétique , le sublime.

Le sérieux , et le plaisant, Tonr-Â-tour tous vont amusant.

Tout vous duit*, l'histoire et la fable , Prose et vers, latin et fraoçofs.

Par Jupiter! je ne connois Rien pour nous de si farorable.

Parmi ceux qu'admet à sa cour Cdle qid des Anglois embellit le séjour, firfageant avec vous tout l'empire d'Amour, Anaoréon et les gens de sa sorle , Gomme Waller, Saint-Evremond, et moi, Ne se feront jamais fermer la porte.

Qui n*admcttroit Anacréon chez sol ?

Qui banniroit Waller et La Fontaine?

Tous deux sont vieux , Saint-Evremond aussi : Mais verrez-vous aux bords de l'Hippocrëoe Gens moins ridés dans leurs vers que ceux-ci ? Le mal est que l'on veut ici De plus sévères moralistes.

Anacréon s'y tait devant les jansénistes. Encor que leur leçons me semblent un peu tristes , Vous devez priser ces auteurs Pleins d'esprit et bons disputeurs.

Vous eu savez goûter de plus d'une manière : Les Sophocles du temps et l'illustre Molière Vous donnent toujours lieu d'agiter quelque point. Sur quoi ne disputez-vous point ?

A propos d* Anacréon , j'ai presque envie d*évoquer son ombre ; mais je pense qu'il vaudroit mieux le ressusciter tout- ù- fait. Je

autant de chiens que vous en avez. > (OEuvres de chaulieu , édition de «774. in-8o, t. II. p. 162 et 167).

I Vab. Dans les Œiuvres posthumes, les holà ; dans les édi> Uons, U kolA; dans l'autographe. Its kolas.

* C'est-à-dire tout vous convient, tout vous plait. tout vous ap|>artient.

m*eD irai pour cela crouver un gymDOfiopkaki de ceux qu'alla voir ApoUanins TyaneBi'.l apprit tant de choses d'eux, quil remnii une jeune fille*. Je ressusdierai an poète. V« et madame M azariu nous rassemblerez. S« nous rencontrerons en Angleterre , M. Wilt et M. de Saini-Évremond^ le vieux Grec^et moL Croyez-vous » madame , qu'on pût tnxmi quatre poètes mieux, assortis?

n nous feroit beau voir parmi de jeanes ge» Inspirer le plaisir, danser, et nom ébattre. Et, de fleurs couronnés ainsi qoe le prinAanpi, Faire trois cents ans à nous quatre.

Après une entrevue comme cdle^,etqK j'aurai renvoyé Anacréon aux Cbamps-Élyfffi, je vous demanderai mon audience de ooogé. 1 faudra que je voie auparavant cinq oa sa Aiglois, et autant d'Angioises (les Angloisessoi bonnes à voir, à ce que !*on dit). Je ferai mvenir notre ambassadeur ^» de la me Ifcnedes-Petits-Ghamps, et de la dévotion que fi toujours eue pour lui. Je le prierai » et M. de Bonrepaux, de me charger de quelques diipèchcs. Ce sont à-peu-près toutes les affiûraqR je puis avoir en Angleterre. J*avoi$ lait «h dessein de convertir madame d*Hervait,»

dame de Gouvemet, et madame d*Helan^, par ceque ce sont des personnes que j*honore;iDafi on m*a dit que je ne trouverois pas les siijeii encore assez disposés. Or je ne suis bon, m plus que Perrîn-Dandin , que quand les parties sont lasses de contester 7. Une chose quejesoahaiierois avant toutes , ce seroit que 1*00 oe procurât rhonneur de faire la révérence au n^ narque ; mais je ne l'oserois espérer. Cest n prince qui mérite qu*on passe la mer afin de le voir, tant il a de qualités convenables à ud sot*

< ApoUoniiis de Tyane , philosophe pythagoricieD. derea célèbre par ses voyj^es et ses prétendus imiraclcs. U êxmà dans le premier siècle de l'ère ohnétieane* et fat divinisé ^to sa mort

* Ce fait est raconté par PhUostrate . dans la vie d'Afoikf nius de Tyane, liv.lV, ch, XLV, t. IV, p. iss dtlATrttdaetm fi-ançoUe, édition d^ 1779, ln-12.

3 Dans l'autographe, La Fontaine a toi^oiin écrit ios^- Évremont.

4 Anacréon. s Baiilloa.

8 Vàb. Dans l'édition des OEuvt^es de SahU^ÉvremMi m lit : madame Heiand; mais il y a ^'Helang dans le nmeoit autographe.

7 Voyez Rahela» , liv. IH . p. 59 , l. lli, p. 495 , ^jl 1741. ér^.

Feiaiii , el «le vérilatiln passion pour la gloire. I 11 n'y en a pas beaucoup qui y tendent, quoit «pie lous le dussent faire en ces pfaces-là.

Ce D'eil pu ail vain fanlAme Que la gloire el l« grandeur ; El Sliurt eu Kin royBuiue Y court awe pliu d'ardeur Qa'im imaol à n malIreiM.

F-anumi Je la uullcne ,

En hiliile polenisl.

De c«l(t^ haute Kicnce

L'origJMl eit en France :

Jamaii on n'a ru de roi

Qui NJI niieui te rendre nwllre .

Fort souvent Jiuqiiei t l'tirc

Eucoro allleun que chei toi.

L'art ml beau,nuû luuloatËles

N'ont pM (IroU de l'ciercer :

Louis a BU s'y Iraeer

lin oliemia par tes cOuquéles.

On Iroiiiera tei lot-ooi

Cbei eeui qui feronl l'histoire :

J'en Iniiae S d'aulrei la glt^rr,

El revient 4 oie* moulons.

p) Ces moutons, madame, c'est votre altesse et

^ madame Mazarin. Ce seroit le lieu de raîre

p aussi son éloge, afin de le joiiKlre au vôtre:

f mais , louiez réflexions faites, conime ces sortes

j) d'éloges sont une matière un peu délicate,

^ Je crois qa'il vaut mieux que le m'en abstienne'.

Teni TOUS airnei en xeun : cepcnilanl j'ai raison D'tidter la comparaimn.

h; pcnt partagLT, niali non pu ta louange. Le [Aai gninil ura leur, quand reaeroit un ange, Ile eonlcnlcroit pat, en scmbbblct deuejni, ~ belle*, deux hiïrui. lieux autenn , ni deni ninb.

Je suis avec un profond respect, etc.

B mol on Ut ce»-eit roMv^PH ntinin ellrr la tompaiaimn, Lca deux pronlr

A I>lVt:itS. Q3B|

RÉPONSE DE M. DE SAINT -ÉVREMONl

A LA l.eTTHE DK V. DE LA POMTAINE, ÉCRITli A MADAME LA DUCHESSE tiE BOUILLON. ^

LondrM. — Décembre len.i^

Si VOUS étiez aussi louché du mérite de a dame de Bouillon que nous en sommes char- ] mes , vous l'auriez accompagnée en Angleterre» oii vous eussiez trouvé des dames qui vous coanoissent autant par vus ouvrages que vous connoit madame de La Sablière par votre commerce el votre entretien. Elles n'ont pas eu le plaisir de vous voir, qu'elles soubailoient fort; mais elles onl celui de lire une lettre assez galante el assez ingénieuse pour donner de la jalousie à i Voilure, s'il vivoit encore.

Madame de Bouillon, madame Mazarin monsieur l'ambassadeur', ont voulu que j'y^ fisse une espèce de réfionse. L'enti'eprise e difficile; je ne laisserai pas de me mettre e état de leur obéir.

Je

ns

oe parlerai poiol dei roi> ; dM dieux vivants que j'adore en silence : mire goûl , et doo pat fe lear cboii , e Éloquence.

«quo

adilo

I>u mérite passé de quelque autre laillance. Donner un tour aolique I de nouvmnt etplaâtt , C'etl dn Terin* du lenipt i>ler la cniinoiBance. J'aime A leur plaire en respectant leun droitii

Heudanl loujoun a leur puitiaoce ,

A leurs Tolontft , & leurs lois.

Une parfaite oMiMauee.

Sant mui leurKloIra a tu putier les men;

Sam moi leur juste n

Par toute la terre est sei

Ils n'ont que laire de n

Madame de Bouillon se passeruil bien de nu^ prose, après avoir lu le bel éloge que vous lui avez envoyé. Je dirai pourtant qu'elle a des grâces qui se lépandeut sur tout ce qu'elle fait et sur UMit ce qu'elle dit ; qu'elle n'a pas n d'acquis que de naturel , de savoir que d'agrémeuL £ii des contestations assez ordinaires. d\e dispute avec esprit, souvent à ma ho«le avec raison; mats une raison animée, qui pa-

OEUVRES DIVERSES

rott de la passion aux oonnoisseurs médiocres^ et que les délicats même auroient de la peine à distinguer de la colère dans une personne moins aimable qu'elle n'est.

Je passerai le chapitre de madame Mazarin, comme celui des rois, dans le silence d'une secrète adoration. Travaillez, monsieur, tout QTSiud poète que vous êtes, à vous former une belle idée; et, malgré l'effort de votre esprit, vous serez honteux de ce que vous aurez ima- {[iné, quand vous verrez une pei*sonne si admirable.

Oavrages de la fontaisie , Fiotioos de la poésie , Dans vos chefnl'ŒaYre ioTentés , Votu n*a?ez rieo d'égal à ses moindres heaniés. Loin d'ici figures osées , Comparaisons aujourd'hui méprisées!

Ce seroit embellir la lumière des deux ^e de la comparer à l'éclat de ses yeux '. Et TOUS , beautés qu'on loue en son absence , Attraits nouveaux , doux et tendres appas , Qn'on peut aimer où les siens ne sont pas , Empécbez-là de revenir en France; Par tous moyens traversez son retour ; Jeunes beautés , tremblez au nom d'Hortense * : Si la mort d'im époux la rend à votre cour. Tons ne soutiendrez pas un moment sa présence.

La solidité de monsieur l'ambassadeur Ta rendu assez insensible aux louanges; mais, quelque rigueur qu*il tienne à son mérite, il est touché secrètement de celles que vous lui avez données.

Je voudrois que ma lettre fût assez heureuse pour avoir le même succès auprès de vous.

Vous possédez tout le bon sens Qui sert à consoler des maux de la vieillesse .* Vous avez plus de feu que n'ont les jeunes gens ; Eux , moins que vous ,*de goût et de justesse.

Après avoir parlé de votre esprit, il faut dire un mot de votre morale.

■ Vab. Les huit vers suivants sont précédés • dans l'édition de Saint-Évremond , de trente*trois vers , et suivis de seize autres vers qui ne se trouvent pas daas les CEuvres posthumes et dans les Œuvres diverses de La Fontaine. Comme ces vers sont très médiocres, il est probable que c'est l'auteur même qui les a retranchés. Ses éilitcurs auront imprimé d'après son brouillon. Ceux qui voudroicnt les connottre peuvent recourir au t. V, p. 222 à 224 , de Tédilion des OEtwres de Sainl-Évremond, qui présente encore quelques autres variantes que nous ne rapportons pas . parcc(|ue cette lettre de Saint -Évremond n'est placée ici que pour l'inlelligence de celles de La Fontaine.

» Ilortense Mancini ou la ducliessc de Mazarin.

S'accommoder aux ordres da destio ,

Aux plus beureux ne porter poiot d'envie, De ce faux air d*esprH que prend an libertin Connottre avec le temps comme ooos la folie ,

Et dans les vers, jeu, musique et bon vin.

Entretenir son innocente vie.

C'est le moyen d'en recaler la fin.

M. Waller', dont nous regrettons b | sensiblement, a poussé la vie etlavigiiei Tesprit jusqu'à l*âge de quatre-vingt-deoi

Et, dans la douleur que m'apporte

Ce triste et malbeurenx trépas , Je dirois en pleurant que tonte muse est morte,

Si la vôtre ne vivoit pas.

O vous , nouvel Orpbée ! ô vous , de qni la veine Peut cbarmer des enfers la noire souveraine , Et le terrible dieu qu'on appelle Plnton ,

Daignez, tout puissant La Fontaine , Rendre Waller au jour, an Uen d'Anacréon * !

Puissiez-vous pousser la vie plus loin qu feit M. Waller !

Que plus long-temps votre muse agréable Donne au public ses ouvrages galants !

Que tout cbez vous puisse être conte et bble , Hors le secret de vivre heureux cent ans ' 1

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