I.e8 plaisirs \'j guident saiisemc
Par des chemina lemM de Ocurs.
l^estoinsdesa famille, on ccui de 83 lurluoe,
Ne musent jamais son reicil.-
II laisw a sou ftre le soleil
QuiUer U'uipicF du NvplUDe,
EidnrI tant qu'il plaît ausommcil; Il te lève an matin , sans savoir pour quoi Faire ; H te promène, il va, sans doucin, sans sujet : El se oouetie le soir, smis savoir d'ordinaire
Ce que daoi le jour il a fait.
On s'elonne seulement, monsieur, que vous. ■ ne vous soyez égaré que de trois lieues. Seloa l'ordre et les lois du mouvement , étant une fois cbrauté, vous deviez alk-r sur la miJme ligne tant que leire et votre cheval auroienl pu vous jMrter, ou du moins jusqu'à ce qtie quelque muraille oftposee à votre passage vous fit changer de roule ; et cette piésencc d'esprit doit vous justifier enlièreme&l des distractions dont un vous accuse.
Eu parlant d'Ulysse, je lais réflexion que lo titre d'Odyssée conviendrait peut-^lre mieux, i — vos aventures que celui d'Iliade que vous leir 1 donnez. En effet , les erreurs do co héros ne me paroissent pas avoir peu de rapijort avec votre voyage. Je ne trouverais qu'une différence entre Ulysse et vous,
t^e beroi t'eipuu mille fub au IrepM;
Il parcAuruI les mer» tn'i-si|uc d'un tiuul à l'autre ,
P«ir rheirhpr ma *pouso ol revoir tn appas.
Quel* périls ne courrin-vout pas
Pour vous étuiguer ilo la lAtre!
Mais la différcni-e est [>ctile, et il falloit bien que cette c(iui|>:Lratson eût la destinée de lo(|^
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OEUVRES DIVERSES
tes les autres, c'est-à-dire qu'elle clodiflt un peu. Vous êtes bien plus juste dans les vôtres : celle du printemps est charmante ; et 'celle de Faurore est précieuse, et riante au possible. Enfin, l'une et l'autre sont telles qu'elles pourroient bien tous avoir (ait des affaires. Je me doute fort qu'une ^d^me et une demoiselle qui sont id ne les ont point vues sans envie. C'est chose étrange dans ce sexe que l'ambition d'être la plus belle ! Mais vous avez bon moyen de vous mettre en grâce.
De votre muse rayiataote
Les ehaats, les disooon sédocteors.
Apaiseront par leors eiiamies fltttenrs
Cette tempête mmaçuite.
Un encens bien moins prëcieiix Om n'est cdoi que TOtre main présente A mine fois flédii la colère des dieoi.
Après tout, monsieur, c*est bien le moins que je vous doive pour vos présents que de vous en remercier. Vous êtes le premier homme du monde pour les châteaux en Espagne ; et , puisque vos rêveries sont si agréables, je ne m'étonne plus que vous vous y pbiisiez tant. C'est un mal qui se communique, et je vous avoue qu'en lissmt votre lettre, je n'ai pu me défendre d'y tomber.
Tont indigne qoe je me sens
Des biens que m'ont donnés vos songes » J'ai quelque temps abandonné mes sens A de si doux et s! plaisants mensonges.
Déjà mon esprit , prérenu , De Tos riches bienfaits régloit le reyenn ;
Déjà, dressant les équipages.
Je me donnois jusqu'à des pages, Et, digne nourrisson de l'aise cl du sommeil. Je me tronrois le teint plus frais et plus yermeO. ' Je me trourois d'autres vertus encore ,
Vertus d'un abbé seulement ,
Et que tout autre humain ignore;
Mais enfin, en moins d'un moment, La raison qui nous sert bien moins à nous conduire Qu'à nous persécuter toujours cmellement.
Est Tenue à mes yeux détruire
Du faite jusqu'au fondement
Un édifice si charmant.
Je n*ai pourtant pas tout perdu, et de tout cela il me reste une chose que j'estime infiniment : c'est le plaisir de savoir que vous nie voulez du bien , et que vous avez en quelque manièi*epour moi les sentiments quej*ai pour vous.
J'ai fait voir votre lettre à mademoisèh de BeauUeu. Sa jeunesse et sa modestie ne loi m pas permb de dire ce qu'elle en pensoit; w je ne doute point que des douceurs si bieo apprêtées ne raient touchée comoie dies éomt Monsieur et madame d'Henrart, et mademselle de Gouvernet, m'ont chargé de vousiaiR leurs compliments. Votre lettre leur a fiû oi plaiâr infini, et je pense que la campagne, qali aiment déjà tant , les charmerait bien dmitage , s'ils y étoient souyent r^[alés de senfabbles lectures. Mademoiselle de Gouvemet m charge de vous dire, noionsieur, qu'elle n est fichée de n'avoir pas toutes les grâces dont wa la louez , que parceque ce défisiut Tempédie de vous remercier comme vous le méritez. Adia. monsieur ; je suis tont à vous.