XXIX. — A MADAME ULRICH
OelolirafS».
Tai reçu, madame, une lettre de von, à 38 du passé, et vous avois écrit une seoorie lettre où il n'y avoit remontrance aucune. Go» me vous n'avez pas résolu de profiter deodb que je vous ai faites, je vous suis fort Mgéit ce que vous me dispensez de vous en faire d» très à l'avenir : c'est là tout-à-fait mon oompif. Je n*ai nullement le caractère de Basties k remontreur; cest un quolibet. Cependant d^ livrez-moi le plus tôt que vous pourrez de ïhquiétude où je suis touchant le retour de xm époux ; car je n'en dors ix>int. Cela et mes ri»mes me font jeter dans une insomnie qui direra jusqu'à ce que vous soyez à Paris. Joignez à tous ces ennemis du sommeil (cecie^l dit poétiquement) ramiUé violente que j'ai pour vous , et vous trouverez beaucoup de nuiis où j'aurai le temps de m*occupcr du sou\e nir de vos charmes , et de bâtir des chàleaœL J'accepte, madame, les perdrix, le vin «k Champagne, et les poulardes, avec une chambre chez M. le marquis de Sablé >, pounu qw
> Madame Ulrich fut la dernière iiiatb*e»e de La Footaiv.rt a été l'éditeur de ses Œuvres posthumes, Voyei . sur ce<iBb coDcemc , l'Histoire de lavUei des ouvrages de Jeun é U Fontaine , troisième édiUoo, 4824 , iiH$o, p. 470 ^^ ^-^
« Il étolt frère de l'abbé Seiriea , de la duchesse de SoDj. « du prince Henrichemont , et iasn d'Abel Serrien , snrinieiM
LETTRES A DIVERS
,i:eltB chambre soil à Paris. J'aoccpte attssi le: lionnéleli» , la bonne converaation. et la pii- Cttissc lie M. l'abbé de Serviva , et de votre niî. Ed uu mot , j'accepte tout ce qui donne bien du plaisir; et vous en Otes toute pétrie. 'Tais j'en viens toujours à ce diable de inai'î , qui est, pourtant un Tort honnête homme. Ne 'lous lai&sons point surprendre. Je meurs de jeur que nous ne le voyiunssans nous y ailendre, munie le larron de l'Évangile. Évitons cela , je fOUs en supplie, et si nous {Ktuvons; car je ne >uis pas un répondant trop sur de son tall , non plus que madame '", dont je me suis porte pour aution envers un é|>oux qui est quelquefois un peu mutin. Vous paierez decaix^sses pleines de diarmcs: maïs moi, de quoipaicrai-jc? Adieu, madame, aimez-moi toujours, el me maintenez dans les bonnes {grâces dea deux frères, ^uî a tàté d'eux un moment sans plus ne s'en peut passer, qu'avec une peine ii laquelle je renonce de tout mon cœur.
J'ai vu niadcmotsclleTliéroM;', quim'asi'm' b\é d'une beaiiu^etd'un leïnl au-dessus de toutes choses. Il n'y a que la lient! qui m'en choque. Ne vous éies-vous pas aperçue que voire fille étoit une fiëre petite peste V Je la verrai encore aujourd'hui , s'il plait à Dieu.
Ne nous laissons pas surprendre , je ^'ous en prie. Je m 'in formerai ; nuis qui diautre sait précisément quand ou leviendra 1 Ia» jours "VOUS sont des momciils en la com{uignic des ;deux frères, et ils me sont des semaines en voire ibseuce. Ne vous élouuei donc pas si je aie si baui , et si je rebals toujours une même note.