‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 658 sur 670 · XXV · texte numérisé non relu

XXV

A M. LE UIEVALIEK DE SILLEIIY ■.

Ce !8 août 1691.

hardi*:

. it'Amadii.

La préMoco da roi , ie« ordres . son eiemple.... Quel mil c'eal sni neuf Stcun de lui Mllr un temple. Miin arl ue tulSi pas pour Je li lianlx projeii. Lesiuins, divje, au prince aaiinsnl tes sujeli. On prend des mon. Quels muri ! Trais remparts de la Flan- Qa'on aulre que Ixniii lendl dii ani d prendre '. (dre. Ahl si le Ciel touIoII que nom euErioiiB le loul! Quel pa)'«! Toui vojei tei dereMcun * bont. n'en dirnl pai plut, antre roi u'ainie gutm Qu'un rabonne sur ces matijrrva.

Voil^ bien des ifoeh entasses les uns sur les auti'es, et une figure bien répétée; si faut-il )>ourtant l'employer encore sur ce qui n^rde M, le duc

Quel prince ! Nous mvods qu'il s'e«t (roavé par4oul : Que, dédaipiiDnl le brnit d'une Taleur commuor.

Il s'esl riialjnpu' jusqu'au Iwul ; Que Franeienr, Joiicœor, Jnliliois, la Fortune, Grenadiers, gcui tant peur, trait ■upiH'tti de Cttan , Avec moiiu de [daiiir s'eipusenl aoi hatardt. Tel on voit qo'nn lion , roi de l'ardeiiie plage ,

De sang el de raetn-lrr all^rP, tSirte nir les ehauenn un renard asniiV ,

El to Ucnl Ber d'ëlre ealourt

i>e mille marque* de caruago.

Je cbanKe en cet endroil de siTle el de lanfiage. rie tout irenitjle-t'll pas que je m'en tiiia tiré Ainsi qu'un (ojageur eu des bols t^garË 1

n tant reprendre dos bristei.

Les muses De tool pas sur co prince «tpuisiSe». Quel plaisir pour edui duul il reçut le jour! Le bon sens et l'rcprit. condncteuni du eourapie. Sont du mn^l des Cnndi^ l'ordinaire apamme. Moi , j'en UeDi cent louis ; chacun m'en (ait la cuiir.

Il a déiné nia vt^ne.

Me« loint en Taloîcul^ la peine t

Il ne t'en hiut point étonner.

Que ne lui tII-ou p,is donner

Dani le tempt qu'il tint cour pli*atèn.-

I>nar une fête slnirnllMw' OiauUllj (bl la m«Oc. endnill delideui.

Sans que toul (Al turtail, chacun Ht do ton uibiii.

TiHH rappiirttreiil de ces lleui

Ite Hruoeik v\ notalilo tomaies.

a a pave ctimrae ivt dieui

l> qu'ils ont tail comme liei hunimes,

H n'est bruit ici que de volrc princf. Tout la 1

niHUK, i>rHNaniV1( 9)iiia

>Lediic<kBaUriimi.<u<incu<IIO.duMiai|urMitiMkuiknin mnA-, Il il«plor> la «aieur la pin Inirtpidp a §lt4nlini)up, I

NrTWliHle.

ŒUVRES DIVERSES

monde lui attribue l'avantage que nous avons remporté au combat de Steinkerque'. C'est là un fort beau sujet de poëme : le caractère du héros, l'action et les circonstances, il n'y manque rien que le bon Homère ou le bon Virgile, si vous voulez : car, pour votre poète , il ne faut plus vous y attendre ; je suis épuisé , usé , sans le moindre feu , et ne sais comment j'ai pu tirer de ma tête ces derniers vers. Quand je dis que je suis sans feu , c'est de celui qui a Mi les fables et les contes que je veux parler ; car d'ailleurs je ne suis pas avec moins d'ardeur que j'étois il y a dix ans, monsieur, votre très hund)le et très obéissant serviteur et poète.

P. S. Ces vers ont été commencés incontinent après la prise de Namur et avant* les dernières actions de M. le duc , à votre combat d'Engbien. On n'a pas sitôt loué une chose qu'il en vient une autre. Dites à ce prince qu'il nous donne quelque relâche, car il nous constitue toujours en de nouveaux frais par de nouveaux témoignages de sa valeur : ni moi à Fâge de vingt-cinq ans, ni tête d'homme n'y suffiroit.

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