‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 657 sur 670 · AUX MUSES · texte numérisé non relu

AUX MUSES

Intendantes da Parnasse, Si de traits remplis de grâce Vos ftiveurs ornent les Ters Dont j'entretiens TuniTers , Aujourd'hui je vous implore :

Donnez à ma voix encore L'éclat et les mêmes sons Qu'avoient jadis mes chansons.

'Toute la cour d'Amathonte Étant à Bois-le-Vicomte, Muses , j'ai besoin de vous.

Venez donc de compagnie »

Par vos charmes les plus doux , Ressusciter mon génie.

Je sens qu'il va décliner ; C'est à vous de lui donner Des Forces toutes nouvelles ; Car je veux louer trois t)elles; Je veux chanter haut et net Virville', Her?art, Gouvernet*.

■ François Rabelais.

a Pour les éclaircissements rclatife à cette lettre , voyez V Histoire de la vie et des ouvrages de La Fontaine, troLsième édition, 1824, p. 537.

3 Madame la comtesse de Viriville, ou Virville, comme écrit La Fontadne pour abréger, étoit , ainsi que nous l'avons déjà dit . la Ipeur du marquis de Gouvemet, et la femme de Groslée ,dHutfrde Viriville , qui mourut gouverneur de la ville et de la citadelle de Montélimart, le 26 septembre 1703. La comtesse de Viriville vivoit encore en 1713. Cette dame étoit de la mai-

J'en ferai mes trois déesses ,

Leur donnant, à ma Êiçon,

Et l'Amour ponr compagnoD ,

Et les Grâces pour hôtesses.

J'y joindrai les menus dieux

Qu'Hervart a ponr satellites ,

De leurs troupes favorites

S'accompagnant dans les lieux

Où Lnlli règne et Molière.

Le sermon voit raremeDt

Une telle fonrmilière;

Ce n'est pas leur élément :

Hervart alors congédie

Presque moitié de ses gens;

A Vénus, sa bonne amie.

Les prêtant ponr quelque temps.

Tout en est plein dans l'ombrage

Qui n'ent jamais son pareiL

Il n'est fonèt ni bocage

Plus ennemis du soleil.

Dans ses réduits les moins sombres

Se cache aisément TAmour.

Sous l'épaisseur de leurs ombres

Je ponrrols bien quelque jour

Laisser mon cœnr en otage.

Le reste du composé

Est l'être le plus volage

Dont Dieu se soit avisé.

Comme il y a long-temps que vous voi de mes affaires, voussavez aussi bien que ce que je dis est véritable. S'il ëtoit poss vous fixassiez le mercure pour quelque je me hasarderois d'aller trouver les p€ dont il s'agit : mais de demeurer irat Bois-le-Vicomle pendant qu'on répétera mon opéra ^, c'est ce qu'il ne faut cspéi cun auteur, quelque sage qu'il puisse resterai donc en un lieu où je vas et \"iens

son de La Tour-Gouvernet , branche de ceUe de La Pin, Son fils, le comte de Viriville, succéda à son p gouvernement de Montélimart , à l'âge c^ sept à hi fiit le dernier rejeton de la maison de Groslée. Mad nozan , dont il est souvent parlé dans les OEuvres d fut l'héritière des comtes de Viriville, Voyez l'Histoh phins français, préface e v et t m ; le Mercure g lobre n03; et le Dictionnaire de la noblesse, L VI

4 De Monville , dans sa rie de Mignard , p. 70 prend que la marquise de Gouvernct étoit la sœur d^ vart. Dans les OEuvres de Vergicr, t. n, p. 98 . édi trouve une lettre adressée à madame la comte^ae d datée de 1716; et à la page 263 du même volume so à mademoiselle de Gouvemet , pour le jour de sa fél la Saint-Antoine. (Voyez encore p. 154.) Vergier • ville, La Fontaine Virville, même dans la siiscript» lettre. Cette demoiselle de Gouvemet , à laquelle Ver| des vers , étoit la fille du marquis , par conséquent M. d'Hcrvart par sa sœur.

5 VAstrée.

LETTRES A DIVERS

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m me semble, et oùje puis cacher ma marche uand il me plail : ce sei'a auiant de danger que éviterai. Toutes muscs que vous files , entierendriez-vous de me pi'éserver du péi-il à quoi ai*oxposcrois en m'allanl enfermer daus un lleau où madame d'IIervart et ses nièces n'é- Kgnent ame vivante , et me retiendroîent par itement, contre tout droitd'hospiialitë?

lie deviendrois-ie avec mon humeur volage ,

It siéruit bien de faire là le passionné et le jBïaliei' errant, moi qui ne serois |)as rev'u lyer du moindre de» héros de tous les livres

ne sauroii souffrir nul attachement? Il

Oh! «ij'avoi» un «mpire. Si j'«Cabi mi du Péroul....

Je Toii qa'Hertart me n rilr Volrc Muhail cit l)teii ton.

Eti Ncn! qu'est-ce qoo rda?

FcriM

L» conquWe I ce prli-U?

Vienne Jupiter Inimitaw, El le dieu qui fnlt qu'on aime, Aynril potir eiii le Deitin.

Ils y pcrdroDl leur Uliu.

Pour VOUS récompenser de vos vœux et vous

lyer de votre monnoie , void i» cjui vient de

venir dans la pensée :

Oh ! d le Meii da Pamiue Atiill iiupirA CoUmc ■ Coinuie l'oDilil qu'il! (ail.

La 1J106C Iroll a Riulmit.

ScliiD loiilcs Ici tuen élite»

Qu'on en dit [>n<«cntei»eul , l-n Tcui ii'anrotenl nollenienl A m niuarner de« oreiUet.

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