VI. L\ MENUS CALUPYGE
CONTB TIRÉ d'athénée.
Du temps des Grecs deux sonirs disoient avoir
Aussi beau cul que fille de leur sorte;
La question ne fut que de savoir
Quelle des deux dessus l'auUre remporte.
Pour en juger un expert étant pris ,
A la moins jeune il accorde le prix.
Puis l'épousant lui feit don de son ame;
A son exemple un sien frère est épris
De la cadette, et la prend pour sa fenrnie.
Tant fut entre eux à la fin procédé.
Que par les sœurs un temple fut fondé
Dessous le nom de Vénus belle fesse.
Je ne sais pas à quelle intention ,
Mais c'eiU été le temple de la Grèce
Pour qui j'eusse eu plus de dévotion.
Vn. LES DEUX AMIS.
CONTE TIEÉ D'ATHÉNBB.
Axiochus avec Alcibiades , Jeunes , bien foits , galants , et vigoureux , Par bon accord, conune grands camarades. En même nid furent pondre tous deux.
Qu'arrive-t-il? l'un de ces amoureux Tant bien exploite autour de la donzelle , Qu'il en naquit une fille si belle, Qu'ils s'en vantoient tous deux Clément. Le temps venu que cet objet charmant Put pratiquer les leçons de sa mère.
Chacun des deux en voulut être amant; Plus n'en voulut l'un ni l'autre être père. Frère, dit l'un , ah ! vous ne sauriez foire Que cet enfitmt ne soit vous' tout craché. Parbieu , dit l'autre, il est à vous , compère : Je prends sur moi le hasard du péché *.
• Que II.
* La Fontaine a un peu changé cette biMorietta pow eo adoocir Hmmoralité. \ojei Athénée , trad. de ScfaweishaeiHer, t. V, iiii , c. iniv.
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