Comme mon cœur il empestre en sa nasse
7-8. 87 Qui me cherist, me soubrit, & menasse, Et de pensée à mon dam m’entretient
9-14. 78-87 O le grand mal, quand nostre ame est saisie Des monstres naiz dedans la fantaisie ! Le jugement est tousjours en prison. Meschant Amour (87 Amour trompeur), pourquoy me fais-tu croire Que la blancheur est une chose noire Et que les sens sont plus que la raison ?
Chanson. — Éprrions : Les Amours 1553, 1557 (Rouen). — Œuvres, Amours, 1° livre, 1560 et éd. suiv.
1. Pétrarque avait ditau s. Per mexx'i boschi, 4-6 : « Et je vais chan= tant (6 folle pensée !) celle que le ciel ne pourrait éloigner de moi, car je l'ai dans les yeux ». Cf. ci-dessus, s. Lxcvi, début.
2. Pour cette graphie phonétique, v. ci-après, es forlunées, vers 180:
3. La variante de 1578 pour les six derniers vers a rétabli l'alternance des genres de rimes (masc.etfém.) entre le huitain etle sizain de cesonnet.
4. Dans cette pièce, Ronsard assimile Cassandre Salviati à la Cassandre Troyenne, fille du roi Priam, comme il l’avait déjà fait dans la première édition des Amours. Voir ci-dessus le sonnet LXxIx et note.
5. C.-à-d. : d’un gosier inspiré. « Les Prestres et les Prestresses anciennement lorsqu'ils vouloient prophetiser, et chanter les oracles, mangeoient du laurier et s’en couronnoient aussi, afin qu'Apollon, qui aime cet arbre, prenant plaisir à leur haleine et à leur regard, leur envoyast plus aisément l’esprit prophetique » (Muret). Cette coutume païenne est attestée non seulement par Lycophron (v. note ci-après), mais par
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J'oi crier:
Dans Lycofron ? ma Cassandre, Qui profetise aus Troïens
Les moïens, Qui les tapiront 5 en cendre.
Mais ces pauvres obstinés, Destinés
Pour ne croire à ma Sibylle,
Virent, bien que tard, apres, Les feus Grecs
Forcenés parmi leur ville.
Aïans la mort dans le sein, [p. 112] De leur main
s. 60 par erreur Tes moïens (éd. suiv. corr.) 6. 78-87 Qui les reduiront en cendre