C.-à-d. : J'entends crier
2. Poëte natif de Chalcis, qui vivait sous le règne de Ptolémée Philadelphe et fut un des sept qui formèrent la Pléiade alexandrine. Le seul poëme de Jui qui nous soit parvenu, AXefdvdpa, est une obscure prophétie de Cassandre, fille de Priam, sur la ruine de Troie. C’est un de ces « livres laborieux » dont Dorat aimait à expliquer à ses élèves « les plus ennoués passages » (v. les tomes I, p. 127, Il, p. 204, et mon édition critique de la Vie de Ronsard, p. 111). On connaît J’exemplaire sur lequel Ronsard suivait la traduction et le commentaire de son maître; c'était une édition publiée à Bâle, par J. Oporin en 1546 avec le com= mentaire de Isaac Tzetzës (v. P. Champion, Pierre de Ronsard eb Amadis Jamyn, leurs autograpbes, 1924, p. 27 et pl. 1x; P. Laumonier, la Bibliothèque de Ronsard, Revue du Seizième siècle, 1927).
Les deux premiers vers de cette chanson viennent directement des vers set 6 de l’AXeEdvDpa, dont voici la traduction littérale : « Mais, proférant un immense cri confus, elle rendait des oracles de gosiers mâche-laurier » (daoynodytwv x hatuGv).
3. « Abaisseront. Je penseroi’ bienque ce verbe tapir, vient du grec
Plomboient : leur poitrine nue :
Et tordant leurs cheveus gris, De lons cris Pleuroient, qu'ils ne l’avoient creüe.
Mais leurs cris n’eurent pouvoir D’émouvoir Les Grecs si chargés de proïe, Qu'ils ne laisserent sinon, Que le nom De ce qui fut jadis Troie.
Ainsi pour ne croire pas, Quand tu m'as
Prédit ma peine future ?,
Et que je n’aurois en don, Pour guerdon
De t'aimer, que la mort dure,
Un grand brasier sans repos,
Et mes os Et mes nerfs, & mon cœur brüle :
Et pour t’amour j'ai receu
19-24. D'après Vaganay (Amours, éd. Champion, 1910, p. 367), celte strophe manquerait en 1553. On la trouve pourtant dans les deux exemplaires de la Bibl. Nat., qui représentent les deux tirages de 1553.
TanetVoÜv, qui sinifie abaisser » (Muret). Ronsard a encore écrit, dans l’Hymne de Bacchus :
Athamante soudain le tapit contre terre. L'
Cf. les expressions : se tapir — se cacher en se repliant sur soi-même, et : en tapinois — en cachette.
1. « Meurdrissoient : parce que la chair meurdrie devient de couleur plombée » (Muret). Cf. ci-après l’Elégie sur le trepas d'A. Chateignier, 18. 2. Voir les sonnets de 1552 Avant le temps et D'un abusé (au tome IV, pp. 22-23 et 36-37).
Plus de feu, Que ne fit Troïe incredule:.
LXCIX :
Apres ton cours je ne haste mes pas (Voir tome IV, p. 80)
( Piqué du nom qui me glace en ardeur (Id., p. 78) Depuis le jour que le trait ocieus (Id, p. 81) Le mal est grand, le remede est si bref (Li, p. 82) CIIT Amour, si plus ma fievre se renforce (Id., p. 83) Si doucement le souvenir me tente (Id. p. 84) Amour archer d’une tirade ront < ({d., p. 86) Je vi ma Nymfe entre cent damoiselles (Id, p. 87)
1. Cf. Horace, Epode xt, vers 13 et 14. Le concetto des quatre derniers vers a été repris par Racine dans le fameux vers d’Andromaque : Brûlé de plus de feux que je n’en allumai.
2. Ce sonnet et les sept suivants, dont je ne donne ici que lincipit, avaient paru déjà en 1552. Voir leur texte princeps et leurs variantes au tome IV de la présente édition.
LA
Lanf is.
Et qu’elle dit le branle de Bourgongne, Qu'elle disoit, le jour que je fus pris t.
Celle qui est de mes yeus adorée, [p. 121] Qui me fait vivre entre mile trespas, Chassant un cerf, suivoit hier mes pas, Com’ ceus d’Adon Cyprine la dorée ? :
Quand une ronce en vain enamourée,
Ainsi que moi 5, du vermeil de ses bras, En les baïisant, lui fit couler à bas Une liqueur de pourpre colorée.
La terre adonc, qui, soigneuse, receut Ce sang divin, tout sus l’heure conceut Pareille au sang une rouge fleurette 4 :
Et tout ainsi que d'Helene naquit | La fleur, qui d’elle un beau surnom aquit 5,
CVIII. — Éprrions: Les Amours 1553, 1557 (Rouen). — Œuvies, Amours, 1‘* livre, 1560 et éd. suiv.