Cesont les sourcils
Mais ma defaite est digne de grand pris, Puis. que le Roi, ains le dieu, qui m'a pris, Combat le Ciel, les Enfers, & la terre.
Cet œil besson 2 dont, goulu, je me pais, Qui fait rocher celui qui s’en aprouches, Ore d’un ris, or d’un regard farouche Nourrit mon cœur en querelle & en pais.
Pour vous, bel œil, en soufrant, je mettais, [p. 240] Mais aussi tôt que la douleur me touche, Toi, belle, sainte, & angelique bouche, De tes douceurs revivre tu me fais.
Bouche, pourquoi me viens-tu secourir, Quand ce bel œil me force de mourir ?
Pourquoi veus-tu que vif je redevienne 4 ?
Las ! bouche, las ! je revis en langueur,
CCXII. — Éprrions : Les Amours 1553, 1557 (Rouen). — Œuvres, Amours, 1°’ livre, 1560 et éd. suiv.
1. 67 par erreur œil blesson (éd. suiv. corr.) | 78 L’œil pour lequel vivre ici je me plais | 84-87 Cet œil qui fait qu'au monde je me plais
s- 60-87 Par vous, bel œil