‹ Œuvres completes. avec introduction et commentaire (volume 2)Chapitre 124 sur 203 · Si la langueur sans ton secours surmonte · texte numérisé non relu

Si la langueur sans ton secours surmonte

1. Ces tercets résument la 2° stance de la canzone de Petrarque Ne dolce tempo, notamment ce passage : « Les larmes ne baignaient pas encore ma poitrine et ne rompaient pas mon sommeil, et ce qui en moi n'existait pas me semblait étonnant chez les autres ».

2. Apollon, dieu de la médecine et par conséquent des herbes médicinales. Cf. Ovide, Mët. I, 522 : « Adde quod herbarum est subjecta potentia nobis. » Ronsard parle ailleurs des « fleurs Apollinées » (v. le tome II, p. 25).

3. Le poëte assimile une fois de plus sa Cassandre à la princesse troyenne du même nom, aimée d'Apollon, auquel elle refusa son amour après avoir reçu de lui le don de prophétie. V. ci-dessus, s. rxxix et les notes. Pétrarque de même, assimilant sa Laure à Daphné aimée d’Apollon, avait prié ce dieu de préserver sa maîtresse des rigueurs de la saison, au sonnet Apollo, s’ancor. Ronsard s’en est souvenu, car il lui a emprunté non seulement l'idée, mais la périphrase initiale qui traduit celle-ci du 4° vers de ce sonnet : poste in obblio.

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