Verbe, qui a pour sujet la mer Egée
3- Ebranlant. Les gens du Vendômois, de l’Anjou et de la Touraine emploient encore en ce sens le mot éocer (du. bas latin elocare).
4. Ces deux premières strophes sont imitées de deux strophes d'Horace, Carm. IL, 1x, début. Déjà vu au tome IV, p. 134:
Toujours ne durent orgueilleuses Les Pyramides sourcilleuses 1, Contre la faus du tans vainqueur :
Aussi ne doit l’ire felonne,
Qui de son fiel nous empoisonne, Durer toujours dedans un cœur.
Rien sous le ciel ferme ne dure :
Telles lois la sage Nature Arresta dans ce monde, alors Que Pyrrhe épandoit sus la terre Nos aïeus conceus d’une pierre S’amolissante en nouveaus cors2. [p. 248]
Maintenant une triste pluie D'un ær larmoïant nous ennuie, Maintenant les Astres jumeaus D’émail enfleurissent les pleines, Maintenant l’Esté boit les veines D’Ide gazouillante en ruisseaus4:
Nous aussi, Melin, qui ne sommes
13-18. 87 supprime cetle strophe 19. 71-87 guillemettent ce vers
1. Ronsard dit ailleurs : le haut sourci d’un rocher (tome J, p. ro2)
à l’exemple d’'Homère (11. XX, 151) et de Pindare (Olymp. xut, 106). L ladjectif sourcilleux, comme le grec Oppudete, comporte l’idée de hauteur au propre et au figuré.
* 2. Le mythe de Deucalion et Pyrrha est dans Ovide, Mét. I, 4or et suiv. Mais ici Ronsard a imité directement Virgile, Géorg. I, 6o et suiv,, comme au tome II, p. 64.
3. Maintenant répété correspond au latin #unc répété et au français actuel fantôt.… tantôt. La succession des saisons comme preuve de Aa transformation des choses, Ronsard la trouvait encore dans Horace, Carm. II, 1x, début, et IV, vix, 9-12.
4. Il s’agit du mont Ida, en Phrygie, que les anciens nous décrivent
Immortels, mais fragiles hommes, Suivant cet ordre, il ne fault pas Que nôtre ire soit immortelle:, Balançant sagement contre elle
La raison pour juste compas.
N’as-tu point leu dedans Homere, Lors que plus l’ardante colere Achille enfloit contre son Roi,
Que Pallas la sage guerriere Lui happant les cheveus derriere Tout grommelant l’arresta coi 2?
Ja sa dague il avoit tirée, Pour tuer l’heritier d’Atrée, Tant le courrous l’aiguillonnoit, Sans elle5, qui dans son navire L’envoïa digerer son ire Dont tout le fiel lui bouillonnoit+.