‹ Œuvres completes. avec introduction et commentaire (volume 2)Chapitre 14 sur 203 · par erreur Ce qui est de gay dedans ce livre · texte numérisé non relu

par erreur Ce qui est de gay dedans ce livre

14-16. 67-87 Tout le plus gaillard de ce livre Et tout le plus mignardelet De ce beau livre nouvelet (67 mignon ardelet corrigé aux errata)

Amours, Ss. XLV, Vers 7; LXCIIT, VEIS II ; LXCVI, Vers 103; CLV, Vers I). C'est d’ailleurs le temps présent que Ronsard trouvait chez son modèle Catulle (dédicace à Corn. Nepos) : « Cui dono lepidum novum Jibellum... »

1. C.-à-d. : enjoués, de nature à faire rire. Cf. l'Ombre du cheval (fn) :

Mon cher amy, j’ay bien voulu t’escrire Ces vers raillars, pour mieux te faire rire ;

et ci-après la Folastrie vi, vers 8 ; l'Elègie à J. de la Peruse, vers 74. Ce mot est antérieur à Ronsard : v. Rabelais, Gargantua, I, 3, début; Villon, Test., 425.

2. Ny... ny — Et... et. Cf. ci-après les Amours, S. XLVII, Vers 9. — Pour l'expression, v. ci-après la Folastrie +, vers 4 et la note.

3. C.-à-d. :les Muses, honorées à Thespies, ancienne ville de Béotie, au pied du mont Hélicon. — Au vers suivant « les rives Pympléennes » désignent une source du mont Pimpla, au nord de la Thessalie. Cf: Catulle, cv, 1 : « Pimpleus mons. »

DE FOLASTRIES s

Quand jeune garson j’allay voir Le brisement de leur cadance

Et Apollon le guidedance :.

Pren le donc, Janot, tel qu’il est, Il me plaira beaucoup, s’il plaist A ta Muse Grequelatine, Compagne de la Rodatine? :

Etsoys fauteur de son renom,

De nostre amour, & de mon nom:

Afin que toy, moy, & mon livre, Plus d’un siecle puissions revivre 5.

25. 1630 par erreur Grec-Latine 26. 67 Compagne de la Dereatine (corrigé en Doratine aux errata) | 71-73 de la Doratine | 78-r617 texte primitif | 1623 et 1630 de la Doratine

1. Ce motest calqué sur lé grec Movonyétns, appliquéà Apollonen tant qu’il conduit les danses et les chœurs des Muses. C’est un des mots composés qui décelaient assez l’auteur des Folastries, comme le remarque Pierre des Mireurs dans sa lettre à Jean de Morel du 30 juin 1553 (v. la Revue d'Hist. litt. 1899, p. 358, et mon Ronsard poëte lyrique p.103). On en trouve d’autres ci-après, vers 25; dans la Folasfrie 11, vers 27 ; dans la Folastrie vir, vers 8; surtout dans les Difhyrambes.

2. Motplaisamment forgé pour Doratine: la muse de Jean Dorat, maître de J. A. de Baïf pour le grec et le latin.

3. Ronsard dans cette dédicace s’est inspiré à la fois de Catulle, Carm. (dédicace à Cornelius Nepos) et du poète néo-latin Ant. Flaminio, Carm. I (dédicace à Fr. Turriano de Vérone). Au reste, c’est à Catulle qu'il avait pris l’épigraphe des Folastries (Curm. xvr, 5-6) ; c’est Catulle qui est la grande source de ce genre de poésie que les Latins appelaient hendecasyllabi, nugae, inepliae (v. Lafaye, Catulle et ses modeles, chap. INT).

PREMIERE FOLASTRIE :

Une jeune pucelette ?, Pucelette grasselette, Qu’éperdument j'ayme mieux Que mon cœur, ny que mes yeux3, À la moytié de ma vie Eperdument asservie De son grasset enbonpoint :

Mais faché je ne suis point D'estre serf pour l’amour d’elle,

EpirionNs. — Livret de folastries, 1553. — Continuation des Amours 1557 (2° éd. parisienne). — Œuvres, (section des Poëmes) 1560, 1567, 1571, 1573, 1578 ; (section des Gayetez) 1584, 1587 et éd, suiv. — Livret de folastries, 1584 (contrefaçon de 1553). — Muse folastre (1° livre), 1600. — Muses gaillardes, 16009.

Titre. 57-78 Gayeté | 84-87 Gayeté III

1. Le sujet de cette pièce rappelle, avec des différences sensibles, le genre médiéval du « débat », dont la vogue était encore très grande en France à la fin du xv° siècle et jusqu’à l’époque de CI. Marot. Mais il ne faudrait pas croire ce qu’avance l’auteur de l’Avant-propos de la réédition de J. Gay (1862), à savoir que cette pièce pourrait bien avoir « quelque rapport avec une vieille rime de Clément Marot, du Débat de la maigre et de la grasse ». On chercherait vainement cette pièce dans les Œuvres de CI. Marot. Mais le germe en est dans Ovide, 4m, II, x, début.

2. Noter l'accumulation des diminutifs mignards, à la façon de Catulle et de ses imitateurs néo-latins, entre autres Marulle, Pontano, Flaminio et Jean Second.

3. Expression qui a sa source dans Catulle, Carm. 1x, s : Quem plus illa oculis suis amabat; x1v, 1 : Ni te plus oculis meis amarem.

Pour l’enbonpoint de la belle, Qu’éperdument j’ayme mieux Que mon cœur, ny que mes yeux.

Las ! une autre pucelette, Pucelette maigrelette, Qu’éperdument j’ayme mieux Que mon cœur, ny que mes yeux, Eperdument a ravye L’autre moytié de ma vie De son maigret enbonpoint :

Maïs faché je ne suis point D’estre serf pour l’amour d’elle, Pour la maigreur de la belle, Qu’éperdument j’ayme mieux Que mon cœur, ny que mes yeux :.

Autant me plaist la grassette, Comme me plaist la maigrette, Et l’une, à son tour, autant Que l’autre me rend contant.

Je puisse mourir, grassette, Je puisse mourir, maigrette, Si je ne vous ayme mieux Toutes deux, que mes deux yeux, Ny qu’une jeune pucelle

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