‹ Œuvres completes. avec introduction et commentaire (volume 2)Chapitre 141 sur 203 · Tant de chevrons, tant d’horribles planettes · texte numérisé non relu

Tant de chevrons, tant d’horribles planettes

1. Cette idée du péril turc pour l’Europe chrétienne revient souvent dans les œuvres de Jean Lemaire, et Ronsard la reprendra plusieurs fois, par ex. dans l’Exhortation pour la paix (BI. VI, 210-211).

2. Plainte fréquente chez Ronsard à partir de cette pièce. Henri II n'avait pas répondu aux appels qu'il lui avait faits au sujet de la Fran: ciade (v. les tomes I, p. 170; III, pp. 29 et suiv. et 176).

3. Comme la vierge Astrée. V. ci-dessus, Ode à M. de Saint-Gelais, vers 73 ; thème développé dans l’Hymne de la Justiceen 1555.

Un escadron qui Maumont acompaigne *.

Voici Beleau 2, voici d’une autre part Ton Fremiot 5, des Autels 4, & Tiards :

Ici la Fare 6, ici Colet arrive 7,

75-79. 60-78 Voici Maclou, voici d'une autre part Ton Fremiot, des Autels & Tiard : Ici Grevin (67-78 Turrin), ici Colet arrive Et là Gruget s'égaye sus la rive, Avec Naviere, & Peruse & Tagaut, Et Tahureau, qui ja tirent en haut | 84-87 réduisent ces six vers à deux : Noïci Turin, la Peruse & Tagault, Et Tahureau, qui ja tirent en haut

Nolhac, R. H. L., t. XXV, 1918, pp. 33, 243 et 362 (articles repris dans Ronsard et l'Humanisme, 1921.)

1. Jean de Maumont, érudit limousin, principal du collège Saint- Michel à Paris, a publié les Œuvres de saint Justin (1538), les Histoires et chroniques du Monde (1563), les Remontrances de l’empereur Ferdinand au pape Pie IV (1563). On trouve des vers latins de lui dans les Œuvres de Salel (1540) et les Amours de Magny (1553).

2. Remy Belleau, nogentais, récemment entré dans la Brigade, publia ses premiers vers dans des recueils d'amis, une ode et un sonnet en tête des Cantiques de Denisot (déc. 1552), un sonnet en tête des Amours de Magny (1553), le blason du Papillon dans le 2° Bocage de Ronsard (1554). Cf. mon édition de la Wie de Ronsard par Cl:Binet (Paris, 1909), p. 106, et A. Eckhardt, Remy Belleau (Budapest, 1917).

3. Fremiot, dijonnais, était un disciple de Muret. On lit de lui cinq distiques latins en tête du livre X d’Amadis, traduit par Gohorry (1552)et deux distiques au-dessous du portrait de Muret gravé en tête de la 2° édition des Amours de Ronsard (v. ci-dessus). On trouve encore quelques vers de lui dans les éditions de Muret et dans les Deliciae poelarum Gallorum. Muret lui a dédié la traduction du livre VIl des Topiques d’Aristote (1554).

4. Guilliume des Autels, charollais, a écrit entre autres choses quatre recueils d’épigrammes, de sonnets et d'odes : le Repos de plus grand travail (1550), la Suite du Repos (1551), l'Amoureux Repos et les Façons lyriques (1553) ; il y célèbre une dauphinoise de Romans, sous le nom de Sainte; c'est dans sa 10° facon lyrique qu'il a chanté « l’accord de MM. Saingelais et Ronsart ». Il a été le vrai trait d'union entre les novateurs et les suryivants de l’ancienne école (y compris le groupe lyonnais).

s- Pontus de Tyard, mâconnais, cousin du précédent, a publié ses Erreurs amoureuses, inspirées par sa Pasithée, en trois fois (1549, 1550, 1554). Son Solilaire premier ou dialogue sur la fureur poëtique est de x552: I1 fut le trait d'union entre l’école lyonnaise de M. Scève et l’école parisienne de Ronsard. V. ci-dessus, à la suite des Amours, le sonnet que lui adressa Ronsard en 1553.

6. La Fare est l’auteur d’un sonnet à la louange de Ronsard, parmi les post-liminaires des Odes de 1550. Voir le tome I, page 214,

7. Claude Colet, champenois, publia un volume de vers en 1548, l’'Oraison de Mars... où sont ajoutées aucunes Œuvres poëtiques, puis tradui-

Au port heureus des Isles bienheurées,

Que l’Ocean de ses eaus asseurées,

Loin de l’Europe, & loin de ses combas,

Pour nous, pour nous emmure de ses bras tr.

Là, nous vivrons sans travail, & sans peine.

Là, là, toujours, toujours la terre est pleine

De tout bonheur, & là toujours les cieus

Se montreront fideles à nos yeus :

Là, sans navrer, comme ici, nôtre aïeule 2

Du soc aigu, prodigue, toute seule Fait herisser en joïeuses forets 3 Parmi les chams, les presens de Cerés.

Là, sans tailler 4, la nourrissiere plante Du bon Denys 5, d’une grimpeure lente S’entortillant, fait noircir ses raisins, De son bon gré, sur les ormes voisins 6.

Là, sans mentir 7, les arbres se jaunissent 90. 71-87 eaus (el eaux) azurées 92. 67-78 Pour nous, amis | 84-87 Pour nostre bande 96. 60-78 Se feront voir 93-96. 84-87 suppriment ces quatre vers

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