Arestor | 84-87 texte primitif
1. En 156$, Ronsard écrira dans une épitre à Charles IX : Ce Godefroy, jeune duc de Lorraine, D'’hommes croisés couvrit toute leur plaine, Print Cormoran le grand gean... (BI. III, 320).
2. Il s’agit d’Arous. Il était fils d’Arestor, d’après Ovide, Mét., I, 624, et Servius, schol. ad Virgilium, En. VII, 790. De son côté, Apollodore, Bibliotheca, II, 1, 3, 3, invoque le témoignage d’Asclépiade (du moins dans les éditions du xvi° siècle, car d’après les récentes éditions c’est celui de Phérécyde) pour faire descendre Argus d’Arestor, et non pas d’Agénor ou d’Inachus comme le font d’autres auteurs. Je remercie mon collègue A. Boulanger de son obligeante communication à ce sujet.
Deux couleuvres d’acier dos à dos tortillées,
So Trainant dedans le fer leurs traces écaillées Couroient le long du bord, qui d’un col replié Ressenbloient de couleur à cét Arc varié,
Que Jupiter atache au milieu des nuages Tout courbe, pour servir aux hommes de presages. 8s Du milieu de l’écu Gorgone s’elevoit Borgnoiant renfrongné, qui trois testes avoit Naissantes d’un seul col, & de chacune teste Grongnante, vomissoit la foudre & la tempeste. Là comme Roi de Naple’ étoit enburiné
90 CHARLES, Conte du Maine, & le bon Roi RENÉ:, Et tous les vieus conbas que la maison Lorraine A fais sur le tonbeau de l’antique Serene 2.
Après il s’affubla d’un mourrion brillant Comme un long trac de feu, qui des chams va pillant
95 Les épis desja meurs, lors que parmi les plaines Des laboureurs fraudés le ciel gâte les peines. Haletant dans l’acier, Anthée fut enpraint ‘ Sur le haut de la creste, horriblement étreint Des bras courbés d’'Hercule, & lui qui se travaille
100 D’échaper hors du pli de si dure tenaille Enñle ses nerfs en vain, & tout acravanté Encor sur un genouil, mal seur, se tient planté,
84. 60-78 Tout courbé | 84-87 En voute pour servir 93. 67-78 d’un morrion | 84-87 d'un morion 102. 87 foible se tient planté
1. Les deux plus célèbres princes de la maison d'Anjou, qui descen= daient du roi de France Jean l‘*: Charles d'Anjou, roi des Deux-Siciles, qui après les Vêpres Siciliennes avait été réduit au royaume de Naples (mort en 1285), et René d'Anjou, duc de Bar, comte de Provence et roi titulaire de Naples, qui en mourant (1480) avait légué au roi de France son duché, son comté et ses prétentions au trône de Naples.
2: Périphrase pour désigner Naples, primitivement appelée Parthenopeia; du nom de la sirène Parthénope, que l’on croyait inhuméela: Voir dans la présente édition le tome II, p. 93, note 3.
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