‹ Œuvres completes. avec introduction et commentaire (volume 2)Chapitre 175 sur 203 · Le lion de Némée, en Arpolide · texte numérisé non relu

Le lion de Némée, en Arpolide

s. Le géant Antée, fils de Neptune et de la Terre. Cf. ci-dessus la Harangue de Mgr le duc de Guise, vers 97 et suiv.

6. Les monts Calpé et Abyla (aujourd'hui promontoires de Gibral= tar et de Ceuta), appelés les colonnes d’'Hercule. Toute cette tirade depuis le vers 12 semble avoir été inspirée par Ovide, Met. IX, 182 à

7. C.-à-d. : « qui osta les monstres de la terre» (note de 1560-1572 sous le nom de Muret).

8. Eurysthée, roi d’Argolide, qui d’après la légende commandaà Hercule la plupart de ses “travaux.

Du feu d'amour elles furent si plenes,

Si plains ses Ôs, ses moeles & ses ners, Que dans Hercul, qui donta l’univers,

Ne reste rien sinon une amour fole

Que lui versoient les deus beaus yeus d’Iüle r. Toujours d’lôle il aimoit les beaus veus, Füût que le char qui donne jour aus cieus Sortit de l’eau, ou fût que devalée

Tournât sa roûe en la pleine salée 2,

De tous humains acoisant les travaus,

Mais non d’Hercul les miserables maus.

Tanseulement 3 il n’avoit de sa dame

Les yeus colés au plus profond de l’ame, Mais son parler, sa grace & sa douceur Toujours colés s’atachoient à son cœur.

D'autre que d’elle en son cœur il ne pense, Toujours absente il la voit en presence.

Et de fortune, Alcid, si tu la vois

Dans ton gousier begue reste ta vois, Glacé de peur voiant la face aimée : [p.152] Ore une fievre ardemment alumée

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