Fille d'Eurythus, roi d'Œchalie, enlevée par Hercule
2. C.-à-d. : matin et soir. Pour ce genre de périphrase, cf. les tomes F, pp. 23 et 71; IL, p. 20 ; et ci-après l’Elegie sur le trepas d'A. Chateïguier, NCIS 145 et suiv.
3. Pour ce mot, v. ci-dessus la Harangue de Mgr le duc de Guise, vers 231, note.
Ronge ton âme, & ores un glaçon
Te fait tranbler d’amoureuse frisson.
Bas à tes piés ta meurdriere massüe
Git sans honneur, & bas la peau velüe, Qui sur ton dôs roide se herissoit,
Quand ta grand main les monstres punissoit.
Plus ton sourci contre eus ne se renfrongne Comme il souloit. O honteuse vergongne, O deshonneur, Hercule estant donté (Aprés avoir le monde surmonté)
Non d’Eurysthée, ou de Junon cruëlle, Fe Mais de la main d’une sinple pucelle :.
Voiés pour Dieu quelle force a l'Amour !
Quand une fois elle a gaingné la tour
De la raison, el” ne laisse partie
Qui ne soit toute en fureur convertie.
Ce n’est pas tout, seulement pour aimer
Il n’oublia la façon de s’armer?,
Ou d’anpougner sa masse hazardeuse 5,
Ou d’achever quelque enprise douteuse :
Mais lent & vain, abatardant son cœur,
Et son esprit qui l’avoit fait veincueur
De tout le monde, o plus lache difame,
64-65. 78-87 O vertu vaine, o bastarde vergongne, O vilain blasme