‹ Œuvres completes. avec introduction et commentaire (volume 2)Chapitre 178 sur 203 · Ce grand Alcid’ des Monstres le meurdrier · texte numérisé non relu

Ce grand Alcid’ des Monstres le meurdrier

1. C’est la leçon de toutes les éditions du xvi* siècle, pour geôlière.

2. Ronsard, se rappelant sans doute le récit du messager dans les Trachiniennes de Sophocle, attribue ici à lole ce qu’une autre légende, exploitée par les poètes latins, attribue à Omphale, reine de Lydie, qui força Hercule à filer à ses pieds comme une femme. Cf. Ovide, Fast. II, 305 et suiv. ; Heroïd. IX, $3 et suiv. D'après M. Parturier les vers 73 à 86 développeraient un passage des Sfanxe de la Giostra de Politien (Rev. de la Renaïss., 1905, p. 8).

3. Cette parenté si proche entre Hercule et Eurysthée est au moins forcée. Descendant de Persée par leurs pères, Amphitryon et Sthénélos, ils étaient seulement cousins. Il s’est produit sans doute une confusion dans l'esprit de Ronsard, qui avait lu dans Homère la ruse de Junon faisant naître Eurysthée avant terme et retardant en même temps la naissance d’'Hercule (1. XIX, 95-133). À moins que Ronsard n'ait sciemment abusé du mot frère.

Page 1