C.-à-d. : on se fatigue (au sens moral
s- C.-à-d.: à la dérobée. p
6. Forme syncopée pour avez-vous. Cf. dans la présente édition le tome IV, p. 35, noter. y
DE FOLASTRIES, I
Avôus peur qu'un blasonneur :
Caquette de vostre honneur, Et qu'il die : Ces deux belles, Qui font le jour les rebelles, Toute nuit d’un bras mignon Echaufent un compaignon, Qui les paye en Chansonnettes, En rymes, & en sornettes ?
Las, mignardes, je scay bien Qui vous empeche, &combien Le Tyran de ce vilage Vous souille de son langage, Mesdisant de vostre nom Qui plus que le sien est bon.
Ab, à grand tort, grasselette, Ah, à grand tort, maigrelette, Ah, à grand tort cet ennuy Nous procede de celuy, Qui me deust servir de pere,
De Sœur, de Frere, et de Mere 2.
Mais luy, voyant que je suis Vostre cœur, & que je puis Davantage entre les dames,
Il farcist vos noms de blasmes,
172. 57:87 Qui font de jour les pucelles (1617 lejour les pucelles) 179: 57-87 Le seigneur de ce vilage 186. 57-87 Me procede | 1617, 1630 Ne procede | 1623 corrige 192. 60-87 Farcist vostre nom de blâmes
1. C.-à-d. : un cancannier moqueur. Cf. CI. Marot, Epitre xun, 153-
Ha ! le vil blasonneur ! Chanson xxx, 9-12 : Aussi Danger, faux blasonneur, Tient rigueur à la belle, Car il menasse son honneur, S'il me yeoit aupres d'elle. — Un « blason » est une description louangeuse où diffamante, ainsi dans Marot ceux du Beau et du Laïd tetin (éd. Jannet, 1, 210 ; III, 33-34), dans Ronsard ceux du Verre et du Houx (éd. Blanchemain, IT, 403 ; VI, 18r).
2. Les vers 179 à r88 semblent bien désigner le frère ainé du poëte,
Claude de Ronsard, seigneur de la Possonnière, à Couture-sur-Loir.
D’un mesdire trop amer, Pour vous engarder d’aymer 195 Celuy, qui vous ayme mieux Que son cœur, ny que ses yeux 1.
Bien bien, laissez le mesdire :
Deust il tout vif crever d’ire, Et forcené se manger, 200 11 ne scauroit estranger L'amitié que je vous porte, Tant elle est constante & forte.
Ny le temps, ny son effort, Ny violence de mort, 205 Ny les mutines injures, Ny les mesdisans parjures, Ny les trop sales broquards De vos voisins babillars, Ny la trop songneuse garde 210 D'une cousine bavarde, Ny le soupson des passans, Ny les maris menaçans, Ny les audaces des freres, Ny les préchemens des meres, 215 Ny les oncles sourcilleux, Ny les dangers perilleux Qui l’amour peuvent defaire,
194. 60-87 ajoutent ces deux vers : Celuy qui, gaillard, vousayme Toutes. deux plus que soy-mesme