Graphie phonétique. Nos paysans prononcent encore ainsi
4. Ce ne sont pas des «foires des environs de Paris » comme l’a dit l'auteur, décidément mal informé, de l’Avant-propos de la réédition de J. Gay (1862). Ce sont des localités voisines du pays natal de Ronsard, toutes trois sur le Loir, La Chartre en aval, Lavardin et Montoire en amont de Couture. La route de La Chartre à Montoire passe toujours
devant le cimetière de Couture. — On peut conclure de ce passage que les deux héroïnes de cette pièce habitaient le village où est né le poète.
s. Cf. Mellin de Saint-Gelais, sizain et huitain En un Saint-Jerosme (éd. Blanchemain, t. I, pp. 45 et 71). — Noter quatre rimes féminines de suite; cf. ci-dessus la Folas/rie 1, notes des vers 38 et 196.
1. Allusion à Œdipe, meurtrier involontaire de son père et mari inconscient de sa mère. à
L’estomac, les yeux, & le front, Ainsi comme l’on dit que font Ceux qui sont maris de leurs meres, Ou ceux qui meurdrissent leurs peres, Expiant l’horrible forfait Qu’innocemment ils avoyent fait r.
Et toutesfois ceste insensée, Ayant bany de sa pensée Le souvenir d’avoir esté L'exemple de mechanceté,
Ose bien prescher ma pucelle, Pour la convertir ainsi qu’elle À mille bigotations
Dont elle a mille inventions.
Et quoy (dit elle) ma mignonne?
Ce n’est pas une chose bonne D’aymer ainsi les jouvenceaux :
Amour est un goufre de maux, Amour affolle le plus sage,
Amour n’est sinon qu'une rage, Amour aveugle les raisons, Amour renverse les maisons, Amour honnist la renommée, Amour n’est rien qu'une fumée Qui par l'air en vent se répent:
Tousjours d’aymer on se repent.
Fuyez les banquetz, & les dances, Les cheïnes d’or, les grands bombances, Les bagues, & les grands atours :
Pour avoir suyvi les amours
DE FOLASTRIES, III 27
Les saintz n’ont pas sauvé leur ame t.
120 Ainsi Catin la bonne dame ?, (Maintenant miroer de tout bien) Prescha dernierement si bien La jeune raison de m’amie, Qu'en bigote l’a convertie 3.
125 Si qu'or’, quand baiser je la veux, Elle me tire les cheveux :
Si je veux tater sa cuissette, Ou fesser sa fesse grossette, Ou si je mez la main dedans 130 Ses tetins, elle à coups de dens Me dechire tout le visage, Comme un singe émeu contre un page.
Puis elle me dit en courroux :
Si autrefois aveques vous 135 M’abandonnant j’ay fait la folle, Je ne veux plus que l’on m’acolle.
Pource, ostez vostre main d’abas. Catin m'a dit qu’il ne faut pas Que charnelement on metouche.
40 Halà ma Cousine, il me couche,