XX INTRODUCTION
rieurs, sous le nom de « gayetés », que lui suggéra le titre d’un volume de Magny publié en juin 1554, et les y dissimula parmi des pièces plus convenables : le no 11 dans le Bocage de 1554, la dédicace et les nos v, vi, vit dans la Continuation des Amours de 1555, les nos 1, 111 et IV dans la deuxième édition de cette Continuation, qui est de 1557. Il fondit — nous l'avons vu — les « Dithyrambes » dans!’ Hymne de Bacchus, qui parut au Bocave de 1554 avant d’être réuni aux Hymnes en 1555, et la 2e « épigramme » dans l’Ode à Vulcan, qui parut aux Meslanges de 1555, avant d’être rangée au livre IV des Odes en 1560. Les autres « épigrammes » se retrouvèrent groupées, les unes dans le Bocage de 1554, les autres dans la deuxième édition des Meslances, qui est de 1555. Enfin il exclut de toute réimpression la folastrie vin, les épigrammes x et xx1 et les deux sonnets-blasons dont j'ai parlé plus haut.
Une seule fois du vivant de Ronsard, en 1584, le Livret de folastries fut reproduit intégralement et textuellement:, sauf les différences que voici : 10 au titre la marque du libraire et les lignes qui suivaient sont remplacées par ces simples mentions : « Reveu & augmenté. 1584 »; 20 les fautes indiquées par les errata de 1553 sont corrigées, mais d’autres plus nombreuses (une quarantaine) les ont remplacées; 30 il n’y a ni indication d’éditeur, ni table d’errata, ni privilège, ni achevé d’imprimer; 4° les deux derniers feuillets contiennent deux pièces qui n'étaient pas dans la première édition, une odelette, qui avait été publiée en 1555 dans les Meslanges ?, et un sonnet en vers « rapportés » qui ne figure dans aucune des éditions anciennes de Ronsard et que Blanchemain et Marty-Laveaux lui ont attribué sans la moindre preuve 3. — C’estévidemment une réim pression subreptice. Ronsard, en effet, ne se serait pas amusé, à l’âge de